Confessions d’un automate mangeur d’opium

ConfessionsAutomateOpiumDétail important puisqu’il fait tout le charme de ce bouquin : l’histoire se déroule dans un univers steampunk. Qu’est-ce que c’est que ça ? On pourrait dire pour faire bref que le steampunk, c’est le futur vu par nos ancêtres. Mais leur futur à eux, c’est notre présent à nous, voire notre passé. Un monde steampunk typique est basé sur la fin du XIXe siècle. Si vous avez eu l’occasion d’admirer les images qui illustraient les premières éditions de Jules Verne, vous aurez une idée assez précise de la chose. Une vision très industrialisée, mais l’industrie telle qu’on la concevait à cette époque, limitée à la vapeur et aux engrenages, agrémentée de fioritures, surchargée de décorations, et où les hommes portent le haut-de-forme et les femmes de longues robes à crinoline.

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Ce roman, donc, se passe en 1889, à Paris où l’on vient d’achever la construction de la tour Eiffel. Les dirigeables sillonnent le ciel, les premiers automates font leur apparition et une substance nommée éther est utilisée, malgré les controverses, pour ses nombreuses vertus.

Margo, jeune et jolie actrice de théâtre cherche à comprendre l’accident qui a coûté la vie à sa meilleure amie, tombée d’un aérocar en plein vol. S’agissait-il bien d’un accident ? Margo est aidée par son frère Théo, médecin aliéniste.

Savant fou, course-poursuite, attentats, mystères et bas-fonds… Fabrice Colin et Mathieu Gaborit se sont lâchés dans ce livre écrit à quatre mains. Il faut bien avouer que le décor steampunk n’ajoute rien à l’intrigue. Ce n’est qu’un arrière-plan, plutôt agréable, pour une histoire tarabiscotée et déjantée. J’ai eu par moment un peu de mal à ne pas perdre le fil, mais l’ensemble est globalement plaisant.  En outre, il est très amusant d’imaginer les rues de Paris, non comme elles étaient à cette époque, mais comme elles se présentent dans ce roman, avec les aérocars et tout le reste.

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