À la vie, à la mort

Ils sont originaires du même village des Pyrénées et se connaissent depuis la maternelle. Il y a Jérôme, qui a repris la ferme familiale, Pierre, devenu chef de police à Paris, François, médecin de campagne resté au pays et Yvan, frère de Jérôme et neurochirurgien dans la capitale.

Et il y a un tueur en série, qui bute avec efficacité et froideur un avocat inhumain, un banquier richissime, un réalisateur de films pornos qui abuse de ses jeunes actrices… Très vite, il passe dans l’opinion publique pour un héros redresseur de torts, car Justice et Loi ne sont pas toujours synonymes.

Yvan est témoin d’un des meurtres, Pierre est chargé des investigations… les quatre amis se retrouvent rapidement liés à cette affaire et le lecteur découvre vite que le premier sujet de ce livre n’est pas l’enquête, mais l’amitié et ses limites. À chaque chapitre, le personnage principal change, permutant entre les quatre hommes.

Pardonne-moi, lecteur de cette rubrique, je vais à présent poursuivre par un message personnel à l’auteur, Henri Courtade.

Henri, tu sais que je ne suis pas très amateur de polars, alors tu m’as affirmé que ton roman n’en était pas un. MENTEUR ! Quand il y a plusieurs meurtres, une enquête, des flics partout et une poursuite, ça s’appelle comment ? Un manga ? Une aventure de Petit Ours Brun ? Mais je veux bien passer l’éponge (pour cette fois seulement) parce que ton bouquin m’a vraiment pris aux tripes. J’ai adoré ta façon de commencer plusieurs chapitres par ce qui semble être une digression, alors que ce sont des propos qui mènent au sujet ou qui apportent des éléments pour la suite. J’ai également beaucoup aimé les réflexions philosophiques sur la vie ou la société. Comme je connais pour y avoir vécu la région où se passe une bonne partie de ton action, j’ai pu apprécier le réalisme des gens du cru et de leur rapport avec la terre. Et surtout, j’ai tourné chaque page fébrilement pour savoir où cela nous menait et trouver les réponses à tous les mystères que tu as imaginés pour le plus grand plaisir de tes lecteurs.

Oui, mystères au pluriel, car de nombreuses interrogations s’ajoutent à l’affaire du tueur-justicier. Plus ma lecture avançait, plus le nombre de pages diminuait, plus je me sentais incapable de m’arrêter avant la chute. La chute ? Si quelqu’un la devine, c’est qu’il a une boule de cristal branchée sur du 3000 volts.


Après le piratage de mon site, il m’a été impossible de remettre les anciens commentaires sous une forme “normale”. Je les recopie simplement ici :

Courtade Henri, le 25/08/2012

Oui, c’est vrai, Claude, j’ai un peu péché par omission sur ce coup-là ; c’est quand même un tantinet une histoire policière. Mais je savais aussi que le thème serait à même de te plaire, sinon, je n’aurais pas tant insisté. Le polar en lui-même n’était qu’un prétexte, tu l’as bien compris. Mais je voulais une intrigue chiadée aussi, on ne se refait pas…

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