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	<title>Les cahiers Attard</title>
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	<description>Je rêvais d&#039;enflammer les étoiles, mais tout ce qu&#039;on m&#039;a proposé, c&#039;est d&#039;allumer une bougie. Alors, je me suis démerdé tout seul…</description>
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		<title>Perles du libraire</title>
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		<pubDate>Sat, 19 May 2012 06:03:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici quelques "perles du libraire" glanées ça et là sur Internet. La liste aurait pu être beaucoup plus longue… « Bonjour monsieur le libraire. Il me faudrait un livre. – Un livre comment&#160;? – De maximum 200 grammes. » &#160; « Bonjour, je voudrais la &#8230; <a class="more-link" href="http://attardd.fr/index.php/2012/05/perles-du-libraire/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #000000;">Voici quelques "perles du libraire" glanées ça et là sur Internet. La liste aurait pu être beaucoup plus longue…</span></h3>
<p><img class=" wp-image-1740 alignright" title="PerlesLibraire" src="http://attardd.fr/wp-content/uploads/2012/04/PerlesLibraire.jpg" alt="Perles de libraire" width="198" height="178" /><span style="color: #0000ff;">« Bonjour monsieur le libraire. Il me faudrait un livre.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">– Un livre comment&#160;?</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">– De maximum 200 grammes. »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #ff6600;">« Bonjour, je voudrais <em>la Vénus des îles</em>, de Mérimée. »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #00ff00;">« Bonjour, je voudrais <em>la Vénus d'Ill</em>, s'il vous plait.</span></p>
<p><span style="color: #00ff00;">– Il vous faut une édition en particulier&#160;?</span></p>
<p><span style="color: #00ff00;">– Oui, Mérimélibrio. »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #993300;">« Est-ce que vous avez <em>Le Légume des jours</em>&#160;? »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">« Il me faudrait <em>le Rouge et le Noir</em>. Seulement le Rouge, en fait. Pour le Noir, je reviendrai. »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #00ff00;">« Où est-ce que je peux trouver <em>Fred</em>, de Racine&#160;? »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #ff0000;">« Vous auriez <em>La Princesse de Crève</em>&#160;? »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800080;">« Avec les livres neufs, ça passe encore. Mais avec les anciens, l'odeur est un problème. »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000080;">Petite annonce vue sur un site de vente entre particuliers&#160;:</span></p>
<p><span style="color: #000080;"><em>Le Roman de la Rose imprimé à Paris.&#160;?DELARUE. 1878. In-4 Carré. Broché. Etat d'usage. Couv. convenable. Dos satisfaisant. Intérieur frais. Environ 200 / 250 pages.</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #ff6600;">Une cliente cherche des livres de l'inventeur des sous-marins. Elle se souvient de son nom, c'est Jules Verne.</span></p>
<p><span style="color: #ff6600;">« Voilà les livres de Jules Verne, mais ce sont des romans&#160;!</span></p>
<p><span style="color: #ff6600;">– Ce ne sont pas des histoires vraies&#160;?</span></p>
<p><span style="color: #ff6600;">– Non.</span></p>
<p><span style="color: #ff6600;">– Alors, je n'en veux pas… »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #0000ff;">« Voilà, maman&#160;! C'est ça que je dois lire pour les cours&#160;: Alfred de Musso. »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #ff0000;">« Je voudrais juste vous emprunter ce livre jusqu'à lundi. C'est possible&#160;? »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800080;">Une dame cherche des livres pour ses petits-enfants, impérativement avec une couverture souple.</span></p>
<p><span style="color: #800080;">« Comme ça, une fois qu'ils les ont lus, c'est plus facile pour les jeter… »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">« Je cherche <em>Quatre-vingt-treize</em>, de Victor Hugo.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">– Vous avez regardé dans ce rayon&#160;? Les livres sont classés par nom des auteurs.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">– J'ai déjà regardé, mais il n'y est pas, à U. »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #0000ff;">Un client demande <em>Les mémoires du Treuton</em>, de Chateaubriand.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #ff00ff;">Un autre cherche <em>La guerre des nichards</em> pour le manuel de littérature Lagarde &amp; Michard.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #008080;">Un lycéen demande un classique scolaire. On lui demande quelle édition le professeur réclame. « C'est quoi une édition&#160;? »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #ff0000;">« Est-ce que vous avez <em>le Dinosaure</em>, de Ionesco&#160;? »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #808080;">« S'il vous plait, pourriez-vous me dire si Anne Frank a écrit d'autres livres&#160;? »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000080;">« C'est de qui, <em>Le Procès de Kafka</em>&#160;? »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #0000ff;">« Savez-vous si Grimm a sorti quelque chose, récemment&#160;? »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #ff0000;">Les libraires eux-mêmes en sortent parfois de bonnes&#160;:</span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">« Vous avez des nouvelles de Tchekhov&#160;?</span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">–Il est mort, madame… »</span></p>
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		<title>Naissance d&#8217;un pont</title>
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		<pubDate>Sun, 06 May 2012 15:07:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude</dc:creator>
				<category><![CDATA[Maylis de Kerangal]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Écrire un roman racontant la construction d'un pont monumental, voilà une idée qui ne manque pas d'originalité. Le travail de documentation effectué par Maylis de Kerangal est stupéfiant. Tout y passe&#160;: termes techniques, argot de métier, techniques de construction, dragage &#8230; <a class="more-link" href="http://attardd.fr/index.php/2012/05/naissance-dun-pont/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-1754" title="NaissancePont" src="http://attardd.fr/wp-content/uploads/2012/05/NaissancePont.jpg" alt="Naissance d'un pont" width="118" height="198" />Écrire un roman racontant la construction d'un pont monumental, voilà une idée qui ne manque pas d'originalité. Le travail de documentation effectué par Maylis de Kerangal est stupéfiant. Tout y passe&#160;: termes techniques, argot de métier, techniques de construction, dragage du fleuve, élévation des piles, chimie du béton, boulot des grutiers, méthodes de soudure, installation du tablier, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Le vocabulaire est extrêmement riche, le langage précis et presque poétique par moment. Peu, très peu de dialogues, et à chaque fois ils sont intégrés à la narration, mêlés aux descriptions, aux pensées des personnages, à la chronologie des travaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sujet, en réalité, n'est pas la construction de ce pont gigantesque dans une ville imaginaire de Californie. Le vrai sujet, c'est les gens qui travaillent sur ce chantier titanesque. L'ingénieur en chef, la conductrice de camions, le grutier, la spécialiste du béton, le chef d'équipe, l'ouvrier, les autochtones méprisés, l'écolo révolté… La narration se fait à travers leur regard, chacun son tour, se donnant fréquemment des airs de caméra subjective. On passe de l'un à l'autre, et le pont avance, en toile de fond, sans que le lecteur s'en préoccupe vraiment.</p>
<p style="text-align: justify;">Les phrases sont longues. Très longues, et parfois trop. Sur l'une d'elles, prise au hasard, j'ai compté trois cent quatre-vingt-trois mots&#160;! J'ai lu des nouvelles plus brèves. De même, les paragraphes s'étendent parfois d'un bloc sur deux ou trois pages.</p>
<p style="text-align: justify;">Si j'ai beaucoup aimé l'écriture, j'ai moins apprécié le style et le rythme de la narration, trop linéaire à mon goût. La construction commence, se poursuit, s'achève, les ouvriers travaillent, il y a parfois un mouvement de revendication, un accident, des relations ou anecdotes entre des personnages, mais ces intrigues secondaires ne sont pas parvenues à me faire oublier la quasi absence d'intrigue principale. Pas de péripéties, pas d'action, pas de trame, juste un fil conducteur, comme une main courante, pour ne pas se perdre en route.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, ce livre a obtenu le prix Médicis en 2010. Alors, c'est peut-être moi qui n'ai pas su trouver le point d'entrée…</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le chevalier à la Figure de Style</title>
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		<pubDate>Fri, 04 May 2012 20:59:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Langue française]]></category>
		<category><![CDATA[Mots]]></category>

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		<description><![CDATA[Autrefois, les débats politiques étaient ennuyeux. Autrefois, les soirées électorales étaient sans surprises. Autrefois, la campagne avant une présidentielle était soporifique. Tout cela est dépassé. Grâce à ceux qui sont encore deux candidats à l'heure où j'écris ces lignes, les &#8230; <a class="more-link" href="http://attardd.fr/index.php/2012/05/chevalier-a-figure-de-style/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Autrefois, les débats politiques étaient ennuyeux.</p>
<p>Autrefois, les soirées électorales étaient sans surprises.</p>
<p>Autrefois, la campagne avant une présidentielle était soporifique.</p>
<p>Tout cela est dépassé. Grâce à ceux qui sont encore deux candidats à l'heure où j'écris ces lignes, les émissions de ce genre sont en train de devenir culturelles, voire franchement éducatives. Les Français (beaucoup d'entre eux en tout cas) ont découvert un mot qu'ils ignoraient&#160;: anaphore.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-1748" title="Debat" src="http://attardd.fr/wp-content/uploads/2012/05/Debat.jpg" alt="Débat" width="198" height="111" />Qu'est-ce qu'une anaphore&#160;? Un petit détour par Wikipédia et nous apprenons que l'anaphore est une figure de style qui consiste à commencer une série de phrases par le même mot ou le même groupe de mots. Outre le rythme qui est donné à la tirade, cela permet de souligner un point important, cela communique plus d'énergie au discours surtout (dans le cas qui nous intéresse), cela renforce une affirmation.</p>
<p>Nous y voilà&#160;! Le candidat qui a utilisé l'anaphore et qui a assené aux téléspectateurs à quinze reprises <em>Moi, président de la République</em>, a clairement montré son intention&#160;: Anticiper de quelques jours le résultat du scrutin et affirmer avec force qu'il sera le prochain à occuper cette haute fonction.</p>
<p>Tentative d'hypnose&#160;? Autosuggestion&#160;? Manipulation des foules&#160;? Qu'importe. Son adversaire du jour n'est pas moins manipulateur. Peut-être juste un peu moins lettré.</p>
<p>Don Quichotte, surnommé le <em>chevalier à la Triste Figure</em> s'est attaqué en vain à des moulins à vent. Si le candidat à l'anaphore devient notre prochain chef de l'État, endossant le costume de <em>chevalier à la Figure de Style</em>, espérons qu'il sera plus efficace dans les combats qu'il compte livrer…</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Rien ne s&#8217;oppose à la nuit</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 15:24:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude</dc:creator>
				<category><![CDATA[Delphine de Vigan]]></category>
		<category><![CDATA[(Auto)Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Drame]]></category>
		<category><![CDATA[Introspection]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelle force extraordinaire a été nécessaire à Delphine de Vigan pour écrire ce livre&#160;! En janvier 2008, elle découvre le corps sans vie de sa mère, qui s'était suicidée. Après quelques mois, elle décide de "raconter sa mère". Commence alors &#8230; <a class="more-link" href="http://attardd.fr/index.php/2012/04/rien-ne-s-oppose-a-la-nuit/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-1725" title="RienOpposeNuit" src="http://attardd.fr/wp-content/uploads/2012/04/RienOpposeNuit.jpg" alt="Rien ne s'oppose à la nuit" width="121" height="198" />Quelle force extraordinaire a été nécessaire à Delphine de Vigan pour écrire ce livre&#160;!</p>
<p style="text-align: justify;">En janvier 2008, elle découvre le corps sans vie de sa mère, qui s'était suicidée. Après quelques mois, elle décide de "raconter sa mère". Commence alors un long et difficile travail de recherche pour reconstituer la vie de Lucile, depuis son enfance. Il a donc fallu qu'elle remonte jusqu'à l'histoire de ses grands-parents, qu'elle plonge dans les ramifications de cette famille nombreuse, qu'elle demande à chacun de faire appel à ses souvenirs et à ce qui a pu être conservé&#160;: papiers, photos, objets, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelle patience lui a été nécessaire pour reconstituer ce vaste puzzle à travers des témoignages souvent vagues, souvent divergents, parfois contradictoires&#160;! Car il ne s'agissait pas seulement de raconter Lucile, mais aussi la fratrie, avec ses drames, ses anecdotes et ses bons moments, et reconstituer la "mythologie familiale" dans une recherche qui s'apparente par moments à des fouilles archéologiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Et quelle force il lui a fallu pour accepter le risque d'être rejetée, pour affronter les tabous, les secrets, les non-dits&#160;! <em>Fallait-il que je me sente heureuse et forte et assurée pour me lancer dans pareille aventure.</em> Il a fallu oser parler de ces choses que tout le monde sait, mais dont on ne parle pas, comme si ça n'était jamais arrivé, comme la relation très ambigüe du grand-père avec ses filles, comme la mort aux causes restées obscures du fils adopté, comme le suicide de cet autre fils. Et Lucile… Qu'est-ce qui a transformé la jolie petite fille devenue une si belle femme (la photo de couverture en témoigne) en créature tantôt dépressive et amorphe, tantôt fébrile et paranoïaque, enfermée dans le mutisme et coupée du monde par les traitements médicaux&#160;?</p>
<p style="text-align: justify;">Mais quelle récompense l'auteure a-t-elle dû obtenir, en se rapprochant de certains, en comprenant mieux sa mère, et surtout, sans doute, en se comprenant mieux elle-même&#160;! Quelle extraordinaire thérapie a sans doute été l'écriture de ces pages&#160;! <em>J'écris ce livre parce que j'ai la force aujourd'hui de m'arrêter sur ce qui me traverse et parfois m'envahit, parce que je veux savoir ce que je transmets, parce que je veux cesser d'avoir peur qu'il nous arrive quelque chose comme si nous vivions sous l'emprise d'une malédiction, pouvoir profiter de ma chance, de mon énergie, de ma joie, sans penser que quelque chose de terrible va nous anéantir et que la douleur, toujours, nous attendra dans l'ombre.</em> Car ce n'est pas seulement sa mère que Delphine de Vigan a raconté. C'est aussi sa famille, et c'est aussi elle-même, à travers son regard sur ces événements.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque lecteur trouvera dans ces pages un peu de sa propre histoire, un peu de sa famille, un peu des drames et des secrets qui ont empoisonné son existence. Non, les drames familiaux n'arrivent pas qu'aux autres, pas plus qu'ils n'arrivent qu'à soi. Ils arrivent à tout le monde, et ce livre bouleversant, passionnant et très bien écrit en est la preuve éclatante.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2011&#160;: Prix du roman FNAC, Prix Renaudot des lycéens, Prix France Télévision</p>
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		<title>Demian</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 08:34:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude</dc:creator>
				<category><![CDATA[Hermann Hesse]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Humanisme]]></category>
		<category><![CDATA[Introspection]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Mysticisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Sous-titré Histoire de la jeunesse d'Émile Sinclair, ce roman hors des sentiers battus commence à dater puisqu'il a été écrit en 1919. Le narrateur, Émile Sinclair (c'est sous ce pseudonyme qu'Hermann Hesse l'a initialement publié) est un jeune garçon qui &#8230; <a class="more-link" href="http://attardd.fr/index.php/2012/04/demian/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1718" title="Demian" src="http://attardd.fr/wp-content/uploads/2012/04/Demian.jpg" alt="Demian" width="123" height="198" />Sous-titré <em>Histoire de la jeunesse d'Émile Sinclair</em>, ce roman hors des sentiers battus commence à dater puisqu'il a été écrit en 1919.</p>
<p style="text-align: justify;">Le narrateur, Émile Sinclair (c'est sous ce pseudonyme qu'Hermann Hesse l'a initialement publié) est un jeune garçon qui vit à cheval sur deux mondes. Celui qu'il appelle le monde lumineux, où il a ses repères, sa famille, le monde qu'il comprend et où tout est rassurant. Et le monde sombre, celui des autres, des dangers, du mensonge et de la violence. Bien sûr, il est obligé de s'aventurer quotidiennement dans le second, mais il s'y sent agressé.</p>
<p style="text-align: justify;">Un jour, il fait la connaissance de Max Demian, un garçon étonnamment mûr, plein d'un savoir et d'une maîtrise des choses qui attirent et inquiètent à la fois le jeune Sinclair, qui a toujours une vision manichéenne du monde. L'amitié les unit rapidement. Demian aide Sinclair à s'extirper de son moule et l'incite à la révolte contre le conformisme. Les deux amis grandissent, et la vie les sépare.</p>
<p style="text-align: justify;">Sinclair est toujours dans la recherche d'un monde meilleur, partagé comme toujours entre la réalité et ses rêves idéalistes. Rarement, l'enfance et l'adolescence ont été aussi bien décrites que dans ce court roman. Le lecteur vit et ressent les difficultés du narrateur, et peine avec lui au hasard des rencontres et des espoirs. Son rude cheminement initiatique achevé, Sinclair, devenu presque adulte, retrouve Demian.</p>
<p style="text-align: justify;">En toile de fond, le leitmotiv de l'œuvre d'Hermann Hesse&#160;: chacun doit suivre son chemin propre, qui est différent de celui du voisin. Ce petit livre n'est ni vraiment passionnant, ni franchement original, mais il exerce une forte attraction et il incite le lecteur à se poser de nombreuses questions. Depuis une trentaine d'années, je le relis régulièrement.</p>
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		<title>L&#8217;Entreprise des Indes</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Apr 2012 05:19:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude</dc:creator>
				<category><![CDATA[Erik Orsenna]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Historique]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Philo]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Christophe Colomb, vous connaissez&#160;? Sans doute peu de choses, en réalité, de ce que fut réellement l'homme, et non le célèbre découvreur. Ce roman historique n'est pas une énième narration sur la conquête du nouveau monde, mais une tentative d'exploration &#8230; <a class="more-link" href="http://attardd.fr/index.php/2012/04/lentreprise-des-indes/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-1708" title="EntrepriseIndes" src="http://attardd.fr/wp-content/uploads/2012/04/EntrepriseIndes.jpg" alt="L'Entreprise des Indes" width="125" height="198" />Christophe Colomb, vous connaissez&#160;? Sans doute peu de choses, en réalité, de ce que fut réellement l'homme, et non le célèbre découvreur. Ce roman historique n'est pas une énième narration sur la conquête du nouveau monde, mais une tentative d'exploration de ce navigateur hors du commun. Ce qui y est narré se passe bien avant l'embarquement vers ces Indes jamais atteintes.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour mieux aborder la dimension intime du personnage, Erik Orsenna a choisi de donner la parole à son frère Bartolomé, le cartographe, de deux ans son cadet. C'est lui qui, parvenu au terme de sa vie, raconte son aîné et se raconte lui-même. Il ne s'agit donc pas seulement de mieux connaître Christophe, mais aussi cette période assoiffée de nouvelles connaissances que fut ce passage du XV<sup>e</sup> au XVI<sup>e</sup> siècle.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a tant de magnifiques digressions dans cette œuvre, qu'elles en sont même l'essence et le principal propos&#160;! Dans son récit, Bartolomé ne se prive pas de faire des commentaires, et de disserter sur de nombreux sujets qui incitent le lecteur à la méditation&#160;: à propos des livres, des cartes, des femmes, des oreilles (oui, des oreilles), de la prostitution, des noirs, etc. Et de l'ignorance, grand ennemi de l'humanité. <em>Mes enfants, ne vous départez jamais, vous m'entendez, jamais, de cette Sainte Ignorance</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, ce livre traite aussi du rêve, sans lequel les trois célèbres caravelles n'auraient jamais quitté l'Espagne en direction de l'Ouest. <em>Les bateaux ne partent pas que des ports, ils s'en vont poussés par un rêve</em>. Ce qui nous ramène à cette évidence&#160;: l'imaginaire est un besoin vital de l'humanité, l'ingrédient indispensable sans lequel nul progrès n'est possible. <em>D'où vient l'imaginaire, sinon de pays que nous ne connaissons pas encore&#160;?</em></p>
<p style="text-align: justify;">Je recommande ce livre à tous ceux qui rêvent, à tous ceux qui ont honte de rêver, et à tous ceux qui méprisent les rêveurs, ces indispensables guides de l'humanité…</p>
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		<title>Un canal oublié</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2012 12:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude</dc:creator>
				<category><![CDATA[Christian Epalle]]></category>
		<category><![CDATA[Découverte]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Navigation]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a peu de chances que vous ayez entendu parler du Canal de Givors. Pourtant, il a existé, du moins en partie, et il aurait dû relier le Rhône à la Loire en passant par St Étienne. Les premiers &#8230; <a class="more-link" href="http://attardd.fr/index.php/2012/04/un-canal-oublie/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1693" title="CanalOublié" src="http://attardd.fr/wp-content/uploads/2012/04/CanalOublié1.jpg" alt="Un Canal Oublié" width="139" height="198" />Il y a peu de chances que vous ayez entendu parler du Canal de Givors. Pourtant, il a existé, du moins en partie, et il aurait dû relier le Rhône à la Loire en passant par St Étienne. Les premiers coups de pioche ont été donnés en 1761, et le canal a terminé son existence en 1970, sous le tracé de l'autoroute A47, qui a comblé son lit presqu'entièrement. Seul un tiers du tracé initialement prévu a été réalisé&#160;!</p>
<p style="text-align: justify;">C'est mon ami Christian Epalle, natif de cette région, qui a décidé de réhabiliter ce canal et de le tirer de l'oubli dans lequel il est tombé. Plusieurs années de recherches et des montagnes de patience lui ont été nécessaires pour y parvenir. Tour à tour archiviste, documentaliste et archéologue du dimanche, Christian a réussi le tour de force de retracer non seulement l'Histoire de ce canal, mais aussi d'en exhumer de nombreux vestiges, bornes, murets, quais, squelettes d'écluses, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Car il ne reste quasiment rien d'autre que quelques pierres, quelques marécages et quelques noms de rue pour rappeler l'existence de cette voie d'eau sur laquelle ont navigué des ciselandes et où ont eu lieu des joutes nautiques jusque dans les années 60.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur les 134 pages réelles de ce petit livre, 130 sont illustrées. C'est dire si l'ouvrage est visuel&#160;! 258 images en tout, beaucoup de documents d'époque (cartes postales anciennes et images d'archives), mais aussi photos aériennes, plans et clichés récents, montrant les vestiges ou ce que les sites sont devenus. (Effet avant/après) L'essentiel du texte est constitué par les légendes des photos.</p>
<p style="text-align: justify;">Christian s'est évidemment donné la peine d'aller lui-même explorer les lieux et de chercher ce qui pouvait encore témoigner de ce canal oublié. Pour de nombreux vestiges, il indique les coordonnées GPS, incitant son lecteur à se rendre sur les lieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne donne jamais de lien vers les livres dont je parle sur ce site, estimant que mes visiteurs sont assez grands pour les trouver eux-mêmes s'ils ont envie de lire ces bouquins. Mais comme celui-ci fait l'objet d'une édition limitée et très discrète, je vais faire une exception. <a title="Un canal oublié" href="http://www.atramenta.net/books/un-canal-oublie-givors/41" target="_blank">Vous trouverez <em>Un canal oublié</em> sur Atramenta</a>. On peut même y télécharger une version numérique et gratuite de l'ouvrage.</p>
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		<title>Tant que nous n&#8217;aurons pas de visage</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Apr 2012 20:27:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude</dc:creator>
				<category><![CDATA[C.S. Lewis]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Drame]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Mythologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme C.S. Lewis l'explique dans une brève mais intéressante introduction, il a pris pour point de départ de son histoire Les Métamorphoses d'Apulée, une des très rares œuvres de fiction en latin qui soient parvenus jusqu'à notre époque. Mais il &#8230; <a class="more-link" href="http://attardd.fr/index.php/2012/04/tant-que-naurons-pas-visage/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-1680" title="TantAuronsPasVisage" src="http://attardd.fr/wp-content/uploads/2012/04/TantAuronsPasVisage1.jpg" alt="Tant que nous n'aurons pas de visage" width="135" height="198" /></p>
<p style="text-align: justify;">Comme C.S. Lewis l'explique dans une brève mais intéressante introduction, il a pris pour point de départ de son histoire <em>Les Métamorphoses</em> d'Apulée, une des très rares œuvres de fiction en latin qui soient parvenus jusqu'à notre époque. Mais il a introduit plusieurs modifications importantes par rapport au texte antique, qui orientent l'intrigue dans une direction très différente et qui la "dépoussièrent".</p>
<p style="text-align: justify;">La narratrice est Orual, fille du roi de la contrée imaginaire de Glome, non loin de la Grèce. Ce peuple est extrêmement soumis à la volonté des dieux. Orual et sa demi-sœur Psyché, d'une grande beauté, sont éduquées par un esclave grec plein de sagesse, surnommé le Renard, qui professe le plus grand scepticisme à l'égard de ces croyances. Les deux filles sont tendrement unies par un amour sans limites.</p>
<p style="text-align: justify;">Le drame survient lorsque les dieux, par l'intermédiaire d'un grand prêtre, réclament le sacrifice de Psyché, lequel est censé être une union sacrée avec l'une de ces divinités. Les dieux sont-ils réels, et l'un d'eux va-t-il vraiment épouser la jeune fille comme le croit le soldat Bardia&#160;? Tout cela n'est-il qu'une légende stupide, aboutissant à un meurtre déguisé, comme le prétend le Renard&#160;?</p>
<p style="text-align: justify;">La longue narration d'Orual est parsemée de réflexions sur les sentiments humains, sur la relation et la dépendance émotive avec les êtres aimés, sur la fidélité, et bien sûr sur la religion et la position de l'homme vis à vis des dieux. Le décor mythologique est rapidement laissé en arrière-plan au profit d'interrogations sur l'âme humaine et du conflit qui oppose Orual aux divinités. Le langage employé, parsemé de tournures peu fréquentes, maintient le lecteur dans un certain niveau d'attention, et le plonge dans ce roman au rythme lent mais extrêmement prenant. La qualité de la traduction contribue sans nul doute au plaisir de la lecture.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n'est pas un roman historique, ni de la fantasy. Le sujet n'est pas la religion, ni la mythologie, ni l'aventure épique. C'est une œuvre romanesque et même mystique, truffée de métaphores, totalement inclassable, mais que j'ai trouvée passionnante et magistralement bien écrite.</p>
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		<title>Isaac Asimov, 20 ans</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Apr 2012 04:52:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenir]]></category>
		<category><![CDATA[Auteur]]></category>
		<category><![CDATA[SF]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà 20 ans aujourd'hui qu'Isaac Asimov nous a quittés. Il a publié plus de 250 livres dans sa vie, dans des domaines tels que la vulgarisation scientifique, les commentaires d'œuvres célèbres, des romans policiers… Mais c'est surtout pour son œuvre de &#8230; <a class="more-link" href="http://attardd.fr/index.php/2012/04/isaac-asimov-20-ans/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1671" title="IsaacAsimovTrone" src="http://attardd.fr/wp-content/uploads/2012/04/IsaacAsimovTrone.png" alt="Isaac Asimov" width="148" height="170" />Voilà 20 ans aujourd'hui qu'Isaac Asimov nous a quittés. Il a publié plus de 250 livres dans sa vie, dans des domaines tels que la vulgarisation scientifique, les commentaires d'œuvres célèbres, des romans policiers…</p>
<p style="text-align: justify;">Mais c'est surtout pour son œuvre de science-fiction qu'il est connu. Il est notamment l'auteur du cycle des robots, et de celui de Fondation.</p>
<p style="text-align: justify;">Les robots d'Asimov sont soumis à trois lois immuables&#160;:</p>
<ul style="list-style-type: circle;">
<li style="text-align: left;">Première Loi - <em>Un robot ne peut nuire à un humain ni laisser sans assistance un humain en danger.</em></li>
<li style="text-align: left;">Deuxième Loi - <em>Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par les êtres humains, sauf quand ces ordres sont incompatibles avec la Première loi.</em></li>
<li style="text-align: left;">Troisième Loi - <em>Un robot doit protéger sa propre existence tant que cette protection n'est pas incompatible avec la Première ou la Deuxième Loi.</em></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">À partir de ces règles en apparence très simples, Asimov a développé des intrigues époustouflantes sur des centaines de pages&#160;! Les robots accompagnent l'humanité dans ses progrès, posent parfois quelques problèmes, et l'aident à coloniser l'espace, jusqu'à créer un empire galactique. Mais ce n'est pas tout. Grâce à ces Lois, les robots ont un comportement et des "sentiments" profondément humains, bien plus parfois que certains hommes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cycle de Fondation a lui aussi pour décor l'empire galactique. Hari Seldon imagine et crée une science, la psychohistoire, qui permet de prévoir le comportement, l'évolution et donc l'avenir des sociétés humaines. Seldon découvre ainsi que l'empire court à la décadence et sa perte. Pour préserver la civilisation, il met en place deux Fondations, dont le but est de préserver le savoir de l'humanité en vue de sa renaissance. Comment ne pas faire le parallèle avec notre propre époque&#160;?</p>
<p style="text-align: justify;">Vers la fin de sa vie, Asimov a écrit une série de romans réalisant le tour de force de réunir les deux cycles en un seul, une gigantesque histoire du futur, gigantesque comme son œuvre, extraordinaire fresque prenant l'humain comme valeur centrale. À lire et à relire, car on y découvre chaque fois quelque chose qui nous avait échappé&#160;!</p>
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		<title>900 jours, 900 nuits…</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 16:50:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude</dc:creator>
				<category><![CDATA[Daniel Tibi]]></category>
		<category><![CDATA[(Auto)Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans 900 jours, 900 nuits dans l'enfer d'une prison équatorienne, Daniel Tibi raconte comment il a été désigné coupable de trafic de stupéfiants en Équateur et jeté sans preuve et sans procès dans une prison de Guayaquil. Une prison&#160;? Non, &#8230; <a class="more-link" href="http://attardd.fr/index.php/2012/04/900-jours-900-nuits/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="size-full wp-image-1658 alignright" title="900Jours900Nuits" src="http://attardd.fr/wp-content/uploads/2012/04/900Jours900Nuits.jpg" alt="900 jours, 900 nuits…" width="126" height="198" />Dans <em>900 jours, 900 nuits dans l'enfer d'une prison équatorienne</em>, Daniel Tibi raconte comment il a été désigné coupable de trafic de stupéfiants en Équateur et jeté sans preuve et sans procès dans une prison de Guayaquil. Une prison&#160;? Non, un cloaque de souffrance, de barbarie et de saleté. Dans cet endroit règnent la peur, la corruption et la déshumanisation. La seule préoccupation de ceux qui sont là est survivre. En plus, pour Daniel qui n'a rien à faire là, tenter de ne pas céder à la sauvagerie et au meurtre, tant la pression est forte.</p>
<p style="text-align: justify;">Il a dû accepter de sombrer dans l'extrême violence pour survivre dans ce milieu où la moindre faiblesse peut entraîner la mort. Mais dans ces conditions, comment ne pas voir disparaître ce qu'il y a d'humain en soi&#160;? Comment battre un homme et le laisser infirme, afin de ne pas soi-même subir ce sort, et néanmoins garder de la compassion&#160;? Comment évoluer aux limites de la folie sans franchir le précipice&#160;? Comment être presque quotidiennement témoin de morts violentes sans sombrer&#160;?</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir été torturé pour avouer ce qu'il n'a pas commis, Daniel Tibi a enfin été reconnu innocent après des mois d'incarcération. Mais il n'en est même pas à la moitié de son calvaire, tant le système auquel il fait face est inerte et corrompu. Seule la rage de vivre et de réclamer justice lui a permis de tenir le coup. Mais à quel prix&#160;!</p>
<p style="text-align: justify;">Confession, histoire terrible, témoignage poignant, ce livre est aussi certainement un moyen utilisé par son auteur pour intégrer mentalement cet épisode dramatique de sa vie. Deux années et demie passées en enfer, des mois d'hospitalisation à sa sortie et des séquelles irréversibles, tant physiques que psychologiques.</p>
<p style="text-align: justify;">À mes yeux, les biographies / autobiographies / histoires vécues occupent une place à part dans la littérature. En effet, l'auteur n'a pas la possibilité de construire son récit comme il l'entend, avec des rebondissements, une intrigue principale, des intrigues secondaires, etc. Il dépend de ce qui est réellement arrivé, sa créativité s'en trouve réduite et ses talents de conteur cantonnés a la narration de fais avérés. Certains ne jurent que par ce genre de livres, d'autres s'en désintéressent totalement. Celui-ci est fort bien écrit. Malgré le côté lancinant de l'épreuve subie (tourner en rond dans une prison n'a rien de palpitant), l'auteur a su présenter son récit de manière à maintenir le lecteur en haleine. Une terrible escalade d'anecdotes plus violentes les unes que les autres entretient la tension. Jusqu'où iront-ils&#160;?</p>
<p style="text-align: justify;">Mon seul regret est que Daniel Tibi ne parle guère des douze années écoulées entre sa libération et l'écriture de ce livre. Comment s'est-il reconstruit&#160;? Comment revit-on après de telles épreuves physiques et une telle souffrance mentale&#160;? Néanmoins, ce bouquin est un précieux témoignage de ce que l'être humain est capable de faire. En mal, bien sûr, mais aussi en bien, et des ressources immenses qui sont les siennes.</p>
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