Cavalier vert

Ce que j’aime beaucoup dans la Fantasy, c’est que ce genre se prête à merveille à des allégories permettant au lecteur de se plonger dans des questions philosophiques et existentielles.

Mais dans le cas présent, on est loin, très loin des réflexions philosophiques et existentielles. Il n’y a dans ce roman qu’aventures, actions et rebondissements, et lire un livre comme ça, de temps en temps, c’est très reposant !

Kristen Britain étant une femme, la plupart des personnages importants sont également des femmes. Voilà pour les machos ! L’héroïne est une jeune fille encore étudiante, Karigan G’ladheon. Comme si ça n’était pas suffisant d’avoir un nom aussi compliqué, elle fait ce qu’il faut bien appeler une fugue, après avoir été injustement punie à son école.

Par le plus grand des hasards, elle rencontre un Cavalier vert. Il s’agit d’un des messagers du roi Zacharie, prêts à tout pour remplir leur mission, et dotés de quelques pouvoirs magiques. Ce cavalier, F’ryan Coblebaie, est blessé et mourant. Avant de succomber, il a juste le temps de confier à Karigan le soin d’achever sa mission et d’apporter à sa place un important message au roi.

Commence alors une épopée pleine de rebondissements. Karigan traverse le pays, fuyant ses poursuivants, qui veulent l’empêcher de mener à bien sa mission et qui ourdissent en plus un complot contre le roi, visant à le détrôner. Grâce à son courage et à des pouvoirs hérités de F’ryan, Karigan se bat, est faite prisonnière, s’évade, s’enfuit, et parvient auprès du roi. Mais ce n’est pas fini. Les traitres sont partout, les assassins déterminés et sans pitié, le trône de Zacharie est menacé.

Pendant ce temps, rassurez-vous, le père de Karigan la recherche à travers tout le pays.

J’ai passé un bon moment à lire ces aventures incessantes, malgré quelques détails boiteux dans le déroulement. Lecture pour ados, certes, mais de bonne facture et très divertissante. Il s’agit du premier tome d’un cycle qui en compte quatre.