Autobiographie de la Mort

La Mort n’est pas seulement une mal-aimée, c’est en plus une méconnue. Alors, elle décide de se confier à un écrivain, afin qu’il devienne son biographe afin que les gens sachent ce qui s’est passé dans la création. Suit une longue litanie d’anecdotes dans lesquelles la Mort explique comment il (Il ? Oui, la Mort est un homme, en fait.) a découvert sa vocation, comment il a appris le métier, comment il a fait face aux difficultés de sa fonction, etc.

Ce n’est pas toujours très drôle, mais c’est surtout assez long. En fait, ce n’est qu’à partir des deux tiers du bouquin que se dessine un fil conducteur et que le lecteur commence à se demander comment tout cela va se terminer.

Il y a tout un mélange de faits bibliques, d’épopées tirées de la mythologie, un vague parallèle entre les mésaventures vécues par cette pauvre mort et la vraie Histoire du monde. Ajoutez à cela quelques préoccupations psychologiques lorsque la Mort souffre de troubles, se met à aimer la vie et même… tombe amoureux. Jusqu’à la description d’un Paradis en perdition qui peine à être amusante.

Je m’attendais à une suite de rebondissements hilarants et à de nombreux éclats de rire émaillés de réflexions philosophiques, mais j’ai été un peu déçu. J’estime qu’avec la moitié de pages seulement, George Pendle se serait moins égaré en route. Pourtant, il y a de-ci de-là quelques bons moments. Comme ce coup de gueule de la Mort contre Dieu lui-même : Pourquoi ne pouvez-Vous rien entreprendre sans commencer par faire mourir quelque chose ? Et cette autre remarque, pour qui douterait que finalement, la mort est indissociable de la vie : Est-ce qu’une porte fait moins partie d’une maison parce qu’elle est le moyen d’en sortir ?

Je ne me suis pas ennuyé, non, mais… j’ai eu l’impression de tirer quelque chose de lourd.