Mémoires d’un avaleur de sabres

Roman autobiographique. L’auteur s’est attribué certains événements arrivés à d’autres personnes, et a concentré sur quelques mois des anecdotes étalées sur plusieurs années. Mais tout ce qui est raconté st vrai.

Daniel P. Mannix (1911–1997) a eu, en marge de son travail d’écrivain et de journaliste, une vie aventureuse et mouvementée. En particulier, il s’est produit, dans les années 40, comme cracheur de feu et avaleur de sabres avec une troupe de forains. C’est cette expérience qu’il relate dans ce livre au rythme aussi soutenu que l’existence nomade qu’il a menée durant cette période.

Ressentant une forte attirance pour le merveilleux et le spectaculaire, il va parcourir les États-Unis en compagnie d’un fakir, une diseuse de bonne aventure, une montreuse de serpents, un cow-boy, un tatoué, une femme de trois cent kilos, une jument à cinq pattes, une stripteaseuse et d’autres personnages peu communs. Tout en nous faisant découvrir l’existence pleine de surprises de ces gens et la vie dans ce fascinant milieu, Daniel P. Mannix nous dévoile les dessous de ces spectacles. Là, le lecteur va de surprise en surprise, et apprend que contrairement aux idées reçues, il y a assez peu de numéros truqués. L’avaleur de sabres les fait vraiment descendre jusqu’à son estomac, le fakir se transperce réellement les membres, le cracheur de feu risque à chaque fois sa vie et la chiromancienne croit profondément à son art.

La lecture de ce livre est un régal que je recommande à tous les curieux.