Wazo kong

WazoKongKomandé krire seli vreu ? Éav entout choz, aisse bi in unli vreu ?

Pas facile à lire ? Je recommence :

Comment décrire ce livre ? Et avant toutes choses, est-ce bien un livre ?

C’est mieux, ainsi ? Et bien, ce petit bouquin désopilant est entièrement écrit dans un baragouin phonétique comme celui que j’ai utilisé au début. Rassurez-vous, il n’est pas bien épais : quatorze pages de lecture, qui totalisent cinquante quatre de ces étranges mots, ce qui doit en faire encore moins en bon français bien de chez nous. Il y a aussi des illustrations, une par page de texte, au graphisme simpliste qui n’est pas sans évoquer celui des shadocks, pour ceux qui se souviendraient encore de ces bestioles. Heureusement que les images sont là, elles aident souvent à traduire les phrases.

De quoi ça parle ? D’un oiseau pas très futé qui court et qui fait une rencontre. Pas de grand message philosophique de la part de Benowa Zak, pardon, de Benoit Jacques, car l’histoire n’est évidemment qu’un prétexte. Le but est que le lecteur se demande à chaque fois ce que ça peut bien vouloir dire. Et quand la lumière se fait, l’effet de surprise est tel qu’il est difficile de ne pas rire aux éclats. Mais même sans surprise, à la deuxième, puis à la troisième lecture, ça marche encore : on rigole. En tout cas, moi, j’ai rigolé, et pas qu’un peu.

Alors, si vous avez une dizaine de minutes à occuper et que vous avez envie de vous marrer, faites un détour par les mésaventures de cet wazo.

Mair si, Val Hérry.