CAT 215

cat215C’est un tout petit livre de moins de cent pages, chacune d’elles étant ornée d’une grosse marge. Autant dire que ça se lit vite, d’autant plus que l’histoire est très dense, sans le moindre temps mort, et qu’on n’a pas du tout envie de s’arrêter une fois qu’on a commencé.

Marc est mécanicien. Le lecteur comprend qu’il a autrefois vécu en Guyane, avec sa femme et leurs garçons, et qu’ils sont revenus en métropole après un gros litige entre eux et un ami, Jules, aventurier véreux qui ne recule devant rien pour se faire du fric.

Pourtant, quand Jules téléphone à Marc pour faire appel à ses compétences, il répond favorablement, car lui aussi a besoin d’argent. Et puis, il a envie de revoir cette Guyane qu’il aimait tant.

Jules a envoyé une énorme pelleteuse Caterpillar 215 en pleine jungle, vers un camp d’orpaillage illégal. Malheureusement, conduite par un légionnaire dingue qui a foncé tout droit, elle est tombée en panne. Marc dispose de quelques jours seulement pour changer le moteur, sur place évidemment.

Plantée au milieu de la forêt, la machine est imposante quand nous nous tenons à côté, ridicule face à ce qui l’entoure.

Marc se retrouve donc là, dans une nature hostile au-delà de l’imaginable, entre Jo, ce légionnaire armé et alcoolique qui a perdu la raison et qui hait le monde entier, et Alfonso, un petit Brésilien, chasseur émérite, qui a sans doute fui dans cet endroit pour échapper à la police après un meurtre…

Le style d’Antonin Varenne est excellent. Phrases fortes, rythme soutenu, tensions parfaitement transcrites. On n’a pas le temps de s’ennuyer que la dernière page est déjà là.