Déménagement

Mis en avant

Chers amis, ça déménage !

Pour diverses raisons, je change d’hébergeur pour mon site. J’ai failli tout arrêter, car transférer l’intégralité de l’ancien site vers le nouveau semblait compliqué, mais grâce à l’aide technique de mon fils cadet (Bastien) que je remercie chaleureusement, l’opération a pu se faire sans casse et bien plus rapidement que je l’avais craint.

J’en ai profité pour faire du ménage. Après 9 années, mes anciens Cahiers avaient grossi : il y avait 438 critiques de livres, 88 articles généraux, 256 minifictions, des nouvelles… en tout, 788 billets !

J’ai conservé mes minifictions et nouvelles, j’ai supprimé la rubrique “Textes des copains”, très peu lue, j’ai éliminé la plupart des articles et de nombreuses critiques (il en reste encore presque 300)… Il y a un menu en haut de la page, je vous laisse le découvrir.

J’oubliais… le nom change. Ça s’appelle désormais lirillico. Lire illico, “Lire de tout, tout de suite”.

les Cahiers sont morts, vive Lire illico !
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Foire du livre de Brive 2019

Pour rien au monde je ne raterais, début novembre, la Foire du livre de Brive. J’y ai passé la journée d’hier en compagnie de ma femme. C’est un bain de foule, une bousculade qui dure des heures, qui peut en rebuter certains, mais qui ne me dérange pas. Pour moi, la multitude, c’est la vie.

Comme chaque année, les auteurs étaient là pour présenter leur dernière œuvre, sortie en général à l’occasion de la rentrée littéraire. Cette foire a lieu le week-end qui suit la remise des principaux prix, et cela n’est pas par hasard. Cette année, elle s’est déroulée quelques mois avant les élections municipales, et il y avait encore plus d’individus politiques que d’habitude, de tous les bords. Je ne citerai aucun nom pour ne pas faire une pub dont aucune de ces personnes n’est digne.

Cette manifestation attire aussi beaucoup de figures publiques : télé, ciné, chanson et autres. J’ai eu l’occasion d’apercevoir le célèbre Jammy, de C’est pas sorcier, Fabienne Thibeault, Nelson Monfort, Anny Duperey, Jacques Pradel, Jean-Michel Jarre, Christian Rauth… Je n’ai pas manqué de faire un détour par le stand de Chloé Nabédian, la ravissante demoiselle météo.

Toutefois, le plus important était le monde littéraire, c’est pour lui que j’étais venu, surtout pour croiser les auteurs, car pour ce qui est des livres… j’ai une librairie à 300 mètres de chez moi !

Isabelle Duquesnoy

J’ai fait la connaissance d’Isabelle Duquesnoy, avec qui j’ai échangé plusieurs messages au cours des deux ou trois dernières années, sans l’avoir jamais rencontrée. Je vous reparlerai prochainement de son dernier livre, La redoutable Veuve Mozart, et elle m’a appris qu’une suite de L’Embaumeur allait paraître dans quelques mois.

Michaël Launay

J’ai également échangé quelques mots avec le sympathique Mickaël Launay. Il n’écrit pas de fiction, mais des livres fascinants sur les mathématiques, mettant à la portée de tous l’extraordinaire poésie contenue dans cette discipline où beaucoup ne voient qu’une science aride. Pour preuve, son dernier livre, Le théorème du parapluie. Mickaël s’occupe aussi d’une chaîne YouTube, Micmaths, où il effectue le même magnifique travail de vulgarisation avec humour. Il est dans la vie comme dans ses vidéos : décontracté, souriant, léger.

J’ai discuté avec l’auteur portugais José Rodriguès dos Santos, qui parle très bien notre langue, et qui m’a confié que dans son dernier roman, L’homme de Constantinople, il n’a pas mis en scène Tomás Noronha, le personnage principal de TOUS ses précédents bouquins, que j’ai tous lus.

Jean-Claude Lalumière

Quelle n’a pas été ma surprise d’être abordé par un auteur qui m’a reconnu ! Il s’agit de Jean-Claude Lalumière, qui écrit des livres pleins d’humour avec qui j’avais échangé plusieurs messages il y a neuf ans. Quelle mémoire ! Nous reparlerons bientôt de son dernier livre, Reprise des activités de plein air.

Deux Sylvain ont brillé pendant cette rentrée littéraire. Tesson a eu le Renaudot avec La panthère des neiges et Prudhomme le Femina avec Par les routes. Tous deux étaient présents dans les allées de cette foire.

Victoria Mas

Je tenais à me procurer le livre de Victoria Mas, dont j’ai entendu dire beaucoup de bien. C’est Le bal des folles, dont l’action se passe à la Salpêtrière à Paris, un quartier que j’ai beaucoup fréquenté lors de ma jeunesse parisienne. Plaisir de découvrir une auteure charmante et passionnée par son sujet, avide à l’évidence d’aller à la rencontre des lecteurs.

Après bien des hésitations (car mon budget déjà mis à mal n’est pas extensible à l’infini), je me suis dirigé vers Laurent Binet qui vient d’obtenir le Grand prix du roman de l’Académie française pour son uchronie Civilization, qui est, paraît-il, à la fois captivante, drôle et érudite.

Laurent Binet

Et tous ceux que je n’ai fait que croiser : Franck Bouysse, Sorj Chalandon, Jérôme Loubry, Érik L’Homme, Marc Levy, Jean Teulé, Emmanuelle Favier, Emmanuelle Urien, Sébastien Spitzer, Jim Fergus, Amélie Nothomb, Alexis Michalik, Bernard Werber, Franck Pavloff, Yasmina Khadra, Irène Frain, Aurélie Valogne, Jean D’Aillon, Jean-Guy Soumy, Virginie Grimaldi, Romain Puertolas, Katherine Pancol, Lætitia Colombani, Mazarine Pingeot, Yann Queffélec.

Vivement l’année prochaine que j’y retourne…

2018–2019

Une fois de plus, nous parvenons à l’heure du bilan littéraire annuel. Je n’ai pas commenté beaucoup de livres cette année, vingt-quatre seulement (je n’avais jamais fait aussi peu), mais j’en ai lu une bonne centaine d’autres, parfois très bons, dont je n’ai pas parlé, par manque de temps ou parce que je ne savais comment le faire. (Je ne suis qu’un amateur dans l’art difficile de la critique.) Par exemple, j’ai apprécié La jeune fille à la perle, de Tracy Chevalier, Eux sur la photo, de Hélène Gestern, Venise n’est pas en Italie, d’Ivan Calberac, La religion, de Tim Willocks ou Le fou du roi, de Mahi Binebine. Cette année a été un excellent cru, avec un nombre impressionnant de bouquins magnifiques !

Parmi ceux que j’ai commentés en 2018 (même si certains ont été édités plus tôt), j’ai retenu neuf œuvres particulièrement abouties, que je recommande sans modération. Il s’agit de :

Le livre de Mickaël Launay est particulier, puisqu’il ne s’agit ni d’un roman, ni d’une fiction, ni d’un essai, mais d’un ouvrage qui propose une approche extrêmement ludique des maths à travers leur Histoire. Bien qu’il ne soit pas à proprement parler de la littérature, je le place sans hésiter dans cette liste pour le plaisir qu’il procure au lecteur. J’accorde une mention spéciale à Olivier Bourdeaut et Adeline Dieudonné, dont les bouquins sont vraiment extraordinaires. Quant aux autres nominés… ils représentent des heures de bons moments, des centaines de pages magnifiques, du grand art, de la littérature de très haut niveau. Je n’ai pas fait exprès, mais sur les neuf auteurs cités, huit sont français, tant mieux pour notre belle langue, un peu méprisée par les temps qui courent.

Et l’avenir, l’année qui débutera demain ? Je vous souhaite à toutes et tous pour 2019 de bonnes lectures, puisque c’est le centre d’intérêt principal de ce site, et évidemment je vous souhaite du bonheur, de la réussite et du bien-être dans tous les domaines de votre vie. En bref, je vous souhaite le meilleur. En jaune, bien sûr, c’est très tendance, en ce moment !

2017–2018

Difficile d’y échapper, voici venu le temps des bilans z’et des vœux.

Tout d’abord, mon bilan lecture de 2017. Vous l’avez peut-être remarqué, j’ai parlé sur ces Cahiers de moins de livres que les années précédentes. Je n’en ai présenté que 34, à peu près la moitié de l’an dernier. J’en ai lu pas mal d’autres dont je n’ai rien dit, ceci pour diverses raisons. Tout d’abord, 2017 a été pour moi une période difficile, avec la maladie puis le décès de ma mère, et la « descente » de mon père qui est atteint d’une pathologie dégénérative. J’ai eu moins de temps pour lire, mais aussi l’esprit moins disponible pour apprécier certains bouquins comme ils l’auraient mérité. Ainsi, j’ai lu des œuvres superbes, comme par exemple Underground Railroad de Colson Whitehead, Le Bureau des Jardins et des Étangs, de Didier Decoin ou Repose-toi sur moi, de Serge Joncour, mais je ne m’y suis pas plongé à fond, je n’ai pas pu les déguster autant que je l’aurais souhaité, et j’ai préféré ne rien en dire.

D’autre part, j’ai décidé de ne plus commenter systématiquement TOUS les livres qui me passent entre les mains, comme je l’ai fait par le passé. Parfois, je ne sais pas comment en parler, même si j’ai aimé (je ne suis pas un critique professionnel), alors je préfère ne rien dire que de forcer bêtement.

Bien sûr, ceci ne m’empêche pas d’avoir craqué cette année pour plusieurs livres :

Le vainqueur absolu, mon gros coup de cœur de 2017, c’est Le jour d’avant, de Sorj Chalandon. Ce bouquin m’a marqué, j’ai eu l’occasion d’en parler avec l’auteur et de le remercier. Je m’étonne que ce livre n’ait pas fait davantage parler de lui.

Ensuite, La tresse, de lætitia Colombani et Le garçon, de Marcus Malte, dont la réputation n’est plus à faire, et qui ont été propulsés par les critiques qui ont circulé sur les blogs et les réseaux sociaux.

Pour compléter la liste, Petit pays, la surprenante et passionnante pseudo-autobiographie de Gaël Faye, le troublant, original et magnifique L’embaumeur de la sympathique Isabelle Duquesnoy, et bien sûr je n’oublie pas le prenant, ambigu, subtil, plein de sous-entendus, De l’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles, de Jean-Michel Guenassia.

On ne s’arrête pas en si bon chemin. Des lectures passionnantes nous attendent pour 2018, année pour laquelle je sous souhaite la tendresse, la compassion, des rires d’enfants, des cris de joie, de l’émotion, la chaleur de l’amitié, la douceur, le charme des écureuils, le don, les regards échangés, les mains qui se joignent, la passion, le partage, l’affection, les caresses, des yeux de nouveau-né, la complicité d’un frère, la grâce d’un chaton, la confiance, le bien-être, la plénitude, l’euphorie, la liesse, le baiser, les corps qui s’étreignent, les sourires, la vie, la chance, l’arc-en-ciel, l’humour, la protection, la présence, l’assurance, le conseil, la main tendue, la gaieté, les délices, la délicatesse, les retrouvailles, des envies, des espoirs, du futur, la certitude, le désir, la soif étanchée, la beauté gratuite et tout l’amour de la vie.

J’ai oublié quelque chose ?

Lectures 2016 — vœux 2017

C’est la tradition de fin d’année, chez les amoureux de livres comme moi : dresser un bilan des douze mois de lecture écoulés, et en tirer la liste de leurs préférences.

Tout d’abord, il est important de définir un critère de sélection, et pour 2016, j’ai choisi l’émotion. Quels sont les bouquins qui m’ont le plus ému, qui m’ont mis la larme au coin de l’œil au cours de cette période ?

Après beaucoup d’hésitations, voici les élus :

J’ajoute que j’ai également beaucoup aimé, avec d’autres critères que l’émotion, Trois jours et une vie de Pierre Lemaître, Le mystère Henri Pick de David Foenkinos et Journal d’un vampire en pyjama de Mathias Malzieu.

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Mais voilà une nouvelle année qui s’approche, qui est presque déjà là. Je laisse la parole à l’immense poète Jacques Brel pour vous exprimer mes vœux :

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable. »