Claude AttardClaude Attard a eu 15 ans et demi le 7 sep­tembre 1993. Il est né à Gamelle-au-Bœuf d’un père du royaume et d’une maire com­mu­niste. Cin­quième d’une fra­trie de 3 filles, il se retrouve contraint d’exercer, dès son plus jeune âge, une pesante auto­ri­té paren­tale sur un couple de pois­sons rouges que la marée avait lâche­ment aban­don­nés sur le paillas­son fami­lial lors de l’équinoxe de mai 68. Le décès de la femelle, empor­tée par l’anorexie, le marque tel­le­ment qu’il songe à entrer dans les ordres alpha­bé­tiques.

L’année sui­vante, il s’embarque à bâbord d’un tri­ma­ran à rames et va par­faire sa maî­trise de la mau­vaise foi en Aus­tra­lie. C’est à Bue­nos Aires qu’il découvre la pote­rie sur soie, la sculp­ture au fusain et la harpe à per­cus­sion. Il garde de ce voyage une col­lec­tion de 6248 pho­tos dans une boîte à chaus­sures.

Reve­nu en métro­pole, il passe son per­mis de pêche, mais ne par­vient qu’avec de gros efforts à conser­ver à son casier judi­ciaire sa vir­gi­ni­té d’origine, qui tremble sous les accu­sa­tions de sui­cide col­lec­tif dont il fait l’objet.

S’essayant alors à la pein­ture, il expose la Faconde, trip­tyque en deux tomes, sous le pseu­do­nyme de Jacques-Farid de l’Octogone, puis se consacre à l’étude des langues, en par­ti­cu­lier du ver­lan, qu’il enseigne à la fac de méde­cine, entre 1983 et 1981.

Il décide de reve­nir sur les bancs de l’école jusqu’à décro­cher un BTS d’hagiographie, un CAP en his­toire du lard et une licence d’émasculation para­si­taire, obte­nue en alter­nance.

Se ren­dant compte qu’il n’a pas que ça à faire, il épouse en secondes noces Rose­lyne Enpoin­tillé et Béa­trice Temine, qui avait été son ins­ti­tu­trice de pétanque à son retour de Corée. Mais il divorce le tri­mestre sui­vant, dans des cir­cons­tances res­tées obs­cures.

C’est la lec­ture d’une BD dans la salle d’attente du den­tiste qui déclenche sa voca­tion d’écrivain. Il publie coup sur coup le mode d’emploi d’une cafe­tière élec­trique, la notice expli­ca­tive d’un allume-cigare et la table des matières de l’annuaire des Côtes Bri­sées. C’est le suc­cès immé­diat. En quelques mois, il passe de l’anonymat total à l’oubli abso­lu, et n’hésite pas à se lan­cer dans ce qui est l’œuvre de sa vie : le Dic­tion­naire des Radia­teurs et des Espa­gno­lettes, qui l’accapare pen­dant quinze années, chaque jour entre midi et deux.

Famille Claude AttardEn paral­lèle, il occupe une chaire de cre­vai­son appli­quée à l’université de Nouillorque et il écrit régu­liè­re­ment des chro­niques dans la presse locale. Ain­si, les lec­teurs de St Ignace sur Mer se sou­viennent avec émo­tion de cer­tains de ses articles sur l’histoire de la paroisse depuis 1224, la fil­mo­gra­phie des mar­mottes à pois ou l’impossible amour entre Jeanne d’Arc et Molière.

Mais l’excès de tra­vail nuit gra­ve­ment à sa san­té et il se voit contraint de ces­ser ces acti­vi­tés. Il vit désor­mais de l’élevage des han­ne­tons dans un endroit au nom impro­non­çable, dans le sud de la Nor­vège.


Les cahiers sont pra­tiques et ils nous accom­pagnent dis­crè­te­ment. Un cahier, c’est l’objet sur lequel on apprend à lire et à écrire. C’est l’endroit où l’on note ses pre­mières impres­sions de la vie, lorsqu’on est enfant. C’est un cahier que l’on appelle jour­nal intime, et à qui on confie (presque) tout. Un cahier, c’est le nom que les impri­meurs donnent à la grande feuille qui, une fois pliée et décou­pée, for­me­ra une par­tie d’un livre. C’est, dans un jour­nal, l’ensemble des pages consa­crées à un même sujet. C’est éga­le­ment le nom de cer­taines publi­ca­tions pério­diques. C’est dans un cahier que l’on range des herbes sèches, des pho­tos, des poèmes… C’est grâce à des cahiers que les éco­liers étu­dient toutes sortes de matières, telles que les Mathé­ma­tiques, l’Histoire, la Géo­gra­phie, la Gram­maire… Les cahiers sont pré­sents dès qu’il s’agit d’apprendre, d’enseigner, de col­lec­ter, de décou­vrir, de rete­nir ou de trans­mettre quelque chose. Voi­ci mes cahiers.

Je rêvais d’enflammer les étoiles, mais tout ce qu’on m’a pro­po­sé, c’est d’allumer une bou­gie. Alors, je me suis démer­dé tout seul…

Toutes mes œuvres sont en licence libre, et gra­tuites. Ce n’est pas avec elles que je vais gagner ma croûte. Je pré­fère être lu par 1000 per­sonnes que par 20 seule­ment, ce qui ne me rap­por­te­rait guère plus d’une dizaine d’euros. Dans les deux cas, ça ne chan­ge­ra pas ma vie. Alors, autant essayer d’apporter du plai­sir au plus grand nombre…


Bibliographie

En 2008 et 2009 : Une qua­ran­taine de textes mis en ligne sur InLi­bro­Ve­ri­tas.

  • Août 2009 : Le jour où mon petit chat est mort publié dans le recueil Sur le sen­tier des sou­ve­nirs d’enfance, aux Édi­tions du Bord du Lot (Désor­mais indis­po­nible).
  • Mai 2010 : Publi­ca­tion du roman Gémi­no­ris chez The­Boo­kE­di­tion.

Le livre Géminoris

  • Juin 2010 : Publi­ca­tion de la nou­velle Pour Cas­san­dra dans le recueil De la terre au ciel chez ILV-Édi­tions (Désor­mais indis­po­nible).
  • Juin 2010 : Publi­ca­tion du recueil de 30 textes Effeuillage chez The­Boo­kE­di­tion.

Le livre Effeuillage

  • Juillet 2010 : Publi­ca­tion de Ils ne tien­dront pas le coup dans le recueil Noname chez ILV-Édi­tions (Désor­mais indis­po­nible).
  • Décembre 2010 : Publi­ca­tion de Empe­reur dans le recueil Tout quit­ter chez The­Boo­kE­di­tion.

Le livre Tout quitter

  • Décembre 2010 : Nou­velle brève Le piège pri­mée dans un concours. Elle devait être publiée dans un recueil, mais hélas l’éditeur qui avait orga­ni­sé ce concours n’a pas don­né suite.
  • Jan­vier 2011 : Publi­ca­tion de Fos­sile dans le recueil Res­pire ! chez ILV-Édi­tions (Désor­mais indis­po­nible).
  • Juillet & août 2013 : Lec­tures publiques d’une dizaine de textes sur un bateau-pro­me­nade dans le Loir-et-Cher.
  • Avril 2014 : Publi­ca­tion de ma nou­velle La clé des chants dans le recueil numé­rique Il suf­fit de pas­ser le pont.
  • Octobre 2014 : Publi­ca­tion du recueil de 26 mini­fic­tions Contes de la cafe­tière chez The­Boo­kE­di­tion.

Le livre Contes de la cafetière

  • Sep­tembre 2017 : Lec­ture en direct sur Face­book d’une tren­taine de mes mini­fic­tions, une par jour, par Valé­rie Drac­zuk, qui en a ensuite enre­gis­trées cer­taines, puis les a pos­tées sur You­tube.

Je pra­tique éga­le­ment la pho­to­gra­phie. Vous trou­ve­rez quelques-uns de mes tra­vaux à cette adresse.


Après le pira­tage de mon site, il m’a été impos­sible de remettre les anciens com­men­taires sous une forme “nor­male”. Je les reco­pie sim­ple­ment ici :

Manu, le 16/02/2011

France-France, comme on dit en Chine !

Aqui­le­gia, le 18/02/2011

Chouette nou­veau site, Claude !
Bra­vo !

Alain Tchun­gui, le 18/02/2011

Et puis, un cahier, quand on se pré­pare à y tra­cer les pre­miers mots en se pro­met­tant d’écrire tou­jours joli­ment, sans ratures ni fautes, et même de ne jamais cor­ner les pages en les tour­nant n’importe com­ment, c’est une fenêtre qui s’ouvre sur un matin enso­leillé… On le pose bien en plat, légè­re­ment de tra­vers, on plaque les deux côtés contre la table d’un geste car­res­sant, on s’assouplit les doigts avant de sai­sir le sty­lo…
Bon vent petit cahier

M.B., le 18/02/2011

Longue vie à ce nou­veau-né tout beau !
San­té !

Richard, le 18/02/11

Super cool ton site et bra­vo encore pour le bébé… :-D

Jm Rihet, le 18/02/2011

Heu­reux je suis : c’est une page Belle.
Un bon Vent d’Inspiration, Claude.
Ami­tiés,
Jm

Jodelle, le 18/02/2011

Quoi de mieux qu’un cahier pour écrire au jour le jour ?
Un style zen, sobre et qui laisse ain­si la part belle aux mots.
Longue vie à tes cahiers et qu’ils s’empilent à n’en plus finir !
Tiens, ça me donne envie de revoir le mien…
Ami­tiés :-D

Richard, le 19/02/2011

Longue vie à tes cahiers… :-D

LUTECIA, le 06/06/2011

J’aime beau­coup la fan­tai­sie débri­dée et la déri­sion, voire l’auto-dérision, de Claude quand il laisse libre cours à son ima­gi­na­tion débor­dante, mais j’apprécie éga­le­ment le pro­fond res­pect qu’il porte à la culture d’une façon géné­rale et à sa pas­sion : l’Ecriture. Mais j’aime aus­si pro­fon­dé­ment l’humanisme et la ten­dresse qu’il laisse trans­pa­raître dans des thèmes infi­ni­ment plus graves et plus intimes comme dans cyber-espoir. Jusqu’au bout, on espère contre toute logique, un miracle. Hélas, le miracle ne se pro­duit pas, ne peut pas se pro­duire et on res­sent au plus pro­fond de soi la décep­tion, le déses­poir de Clé­ment.

Marie-Jeanne, le 06/03/2012

Pré­cieux cahiers… Quel plai­sir de les lire !
J’aime aus­si les « albums ».
J’apprécie le côté patch­work, les petites notes posées de temps en temps, comme une ponc­tua­tion de la vie. C’est soi­gné, cha­leu­reux, drôle, ça fait du bien !

Brielles, le 06/04/2012

Un petit clin d’oeil à Claude Attard qui, je ne sais pas com­ment, pro­duit sou­vent, très sou­vent même… ce qui est d’actualité chez moi. Hier, je dis­cu­tais avec ma com­pagne de Daniel Tibi, cette semaine Claude nous parle du livre de cet auteur sur ses cahiers. Hier encore, notre sujet de conver­sa­tion avec mon amie s’est tour­né ver un film des années 8090 ( ?) : « SHORT CIRCUT » sur les aven­tures d’un robot sym­pa­thique. Puis la conver­sa­tion s’est natu­rel­le­ment repor­tée sur Isaac Assi­mov…
Ce fut d’ailleurs, quand j’avais treize ans, mon pre­mier coup de coeur en lit­té­ra­ture avec les Robots.

Tes cahiers sont le baro­mètre de mes conver­sa­tions, Claude. Conti­nue !


Commentaire

Cahiers — 3 commentaires

  1. Ah les cahiers!… Ils sont tant de choses à la fois: mais sur­tout, les com­pa­gnons de tou­jours, ceux des bons moments et des plus dif­fi­ciles, les confi­dents, tan­tôt doux amis, tan­tôt copains rageurs, mais tou­jours dis­po­nibles. Je ne sors jamais sans mon “cale­pin” dans mon sac…
    Longue vie donc à tes cahiers, Claude, ils sont pré­cieux! mini

  2. Je sais que tu as scin­dé les cahiers d’un côté et les albums pho­tos d’un autre… mais ne pour­rait-il pas y avoir un “che­min” pour pas­ser de l’un à l’autre ?
    Par exemple, dans la rubrique “liens”, ne pour­rait-il pas y avoir le lien vers tes pho­tos ?

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