Madame Pylinska et le secret de Chopin

Les habitués de mes Cahiers savent que j’apprécie énormément Éric-Emmanuel Schmitt, en particulier le Cycle de l’invisible et ses six petits livres (dont Oscar et la dame rose, que j’ai vu à trois reprises au théâtre et que j’ai lu je ne sais combien de fois). Ce cycle aborde comme son nom l’indique ce qui ne se voit pas, mais qui est le plus important, comme les croyances, l’apprentissage de la vie et l’aide à autrui.

Et voilà qu’un septième volet est publié !

Avec malice, l’auteur se met en scène lui-même, narrant ce qui est arrivé à l’enfant qu’il a été, puis au jeune homme qui a suivi. Il s’agit bien entendu de fiction.

Le petit Éric-Emmanuel découvre grâce à sa tante Aimée la beauté du piano et décide d’apprendre à jouer de cet instrument. Quelques années plus tard, réalisant qu’il ne peut plus progresser sans être accompagné par un professeur qualifié, il s’adresse à madame Pylinska.

Celle-ci est une femme très originale, et ses méthodes d’enseignement le sont davantage encore. Par exemple, elle lui demande, pour se perfectionner, de se coucher sous le piano et de l’écouter avec sa peau, d’observer les mouvements des feuilles d’arbre, ainsi que les ronds dans l’eau. Surtout, elle place Frédéric Chopin, qui n’a écrit que pour le piano, au-dessus tous les autres compositeurs. Pourquoi ? Quel était son secret ? Le jeune Éric-Emmanuel le découvrira-t-il ?

Schmitt met tout son cœur et son style si fluide au service d’une histoire toute simple, très courte (une centaine de pages), très drôle, et délicieuse, à savourer comme un bonbon rare.

2 réflexions sur « Madame Pylinska et le secret de Chopin »

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