2017–2018

Difficile d’y échapper, voici venu le temps des bilans z’et des vœux.

Tout d’abord, mon bilan lecture de 2017. Vous l’avez peut-être remarqué, j’ai parlé sur ces Cahiers de moins de livres que les années précédentes. Je n’en ai présenté que 34, à peu près la moitié de l’an dernier. J’en ai lu pas mal d’autres dont je n’ai rien dit, ceci pour diverses raisons. Tout d’abord, 2017 a été pour moi une période difficile, avec la maladie puis le décès de ma mère, et la « descente » de mon père qui est atteint d’une pathologie dégénérative. J’ai eu moins de temps pour lire, mais aussi l’esprit moins disponible pour apprécier certains bouquins comme ils l’auraient mérité. Ainsi, j’ai lu des œuvres superbes, comme par exemple Underground Railroad de Colson Whitehead, Le Bureau des Jardins et des Étangs, de Didier Decoin ou Repose-toi sur moi, de Serge Joncour, mais je ne m’y suis pas plongé à fond, je n’ai pas pu les déguster autant que je l’aurais souhaité, et j’ai préféré ne rien en dire.

D’autre part, j’ai décidé de ne plus commenter systématiquement TOUS les livres qui me passent entre les mains, comme je l’ai fait par le passé. Parfois, je ne sais pas comment en parler, même si j’ai aimé (je ne suis pas un critique professionnel), alors je préfère ne rien dire que de forcer bêtement.

Bien sûr, ceci ne m’empêche pas d’avoir craqué cette année pour plusieurs livres :

Le vainqueur absolu, mon gros coup de cœur de 2017, c’est Le jour d’avant, de Sorj Chalandon. Ce bouquin m’a marqué, j’ai eu l’occasion d’en parler avec l’auteur et de le remercier. Je m’étonne que ce livre n’ait pas fait davantage parler de lui.

Ensuite, La tresse, de lætitia Colombani et Le garçon, de Marcus Malte, dont la réputation n’est plus à faire, et qui ont été propulsés par les critiques qui ont circulé sur les blogs et les réseaux sociaux.

Pour compléter la liste, Petit pays, la surprenante et passionnante pseudo-autobiographie de Gaël Faye, le troublant, original et magnifique L’embaumeur de la sympathique Isabelle Duquesnoy, et bien sûr je n’oublie pas le prenant, ambigu, subtil, plein de sous-entendus, De l’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles, de Jean-Michel Guenassia.

On ne s’arrête pas en si bon chemin. Des lectures passionnantes nous attendent pour 2018, année pour laquelle je sous souhaite la tendresse, la compassion, des rires d’enfants, des cris de joie, de l’émotion, la chaleur de l’amitié, la douceur, le charme des écureuils, le don, les regards échangés, les mains qui se joignent, la passion, le partage, l’affection, les caresses, des yeux de nouveau-né, la complicité d’un frère, la grâce d’un chaton, la confiance, le bien-être, la plénitude, l’euphorie, la liesse, le baiser, les corps qui s’étreignent, les sourires, la vie, la chance, l’arc-en-ciel, l’humour, la protection, la présence, l’assurance, le conseil, la main tendue, la gaieté, les délices, la délicatesse, les retrouvailles, des envies, des espoirs, du futur, la certitude, le désir, la soif étanchée, la beauté gratuite et tout l’amour de la vie.

J’ai oublié quelque chose ?

7 réflexions sur « 2017–2018 »

  1. Bon bout d’an, p@rtner !
    Je repasserai par le canal habituel pour te présenter mes voeux, même si tu sais d’avance ce que je vais te/vous souhaiter.
    Ah, au fait : tu as oublié “ça va dégénérer” 😉

  2. Merci à toi cher Claude, toi, l’ami fidèle, et pour poursuivre le chemin je sais que tu fais partie de ceux qui pensent, comme Eugenio de Andrade:” Dis homme, enfant, étoile, répète les syllabes où la lumière est heureuse et s’attarde.”
    BONNE ET HEUREUSE ANNÉE à toi et tous les tiens !!! Je t’embrasse, de coeur. M.

  3. Merci Claude pour tous tes voeux et tous tes partages. 2018 sera différente, pour bien des raisons. Je souhaite que cette nouvelle année te donne beaucoup de sourires, beaucoup de plaisir dans tes lectures et dans l’ecriture (et dans tout un tas d’autres activités). Mais 2018 ne peut pas se passer de l’amitié, de l’amour et de la famille, car ces petits ingrédients forts importants sont le ciment de la vie.
    Beaucoup de bonheur pour toi ainsi que pour tes proches.
    2018 bises de sincérité et d’amitié

    • Merci, Cécile. Tu as entièrement raison. Que seraient la réussite, le plaisir, les voyages, les moyens financiers et tout ce qui est matériel sans l’amitié et la famille pour partager ?
      Je te souhaite mille bonnes choses pour cette année, avec tous ceux qui te sont proches. Je t’embrasse.

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