Commentaire

HHhH — 2 commentaires

  1. oui, je me recon­nais 😉 Gra­ti­tude 28 : Claude Attard Ecri­vain : https://www.youtube.com/watch?v=Ml78KHANwx4
    On dit sou­vent en neu­ros­ciences que ce qui nous agace chez l’autre est une par­tie de nous même à tra­vailler. Ce que tu expliques là le démontre : Il ne cesse de cri­ti­quer son propre com­por­te­ment, sans doute parce qu’il s’effraie lui même, sans arri­ver à mettre le doigt des­sus. la véri­té est qu’il ne s’en aper­çoit même pas.
    Il a besoin de tra­vailler son niveau de conscience ;-)… comme nous tous.
    Bises val

    • Je ne pense pas que ce soit ça. Laurent Binet ne cesse pas de cri­ti­quer son propre com­por­te­ment, comme tu dis. En fait, ses propres digres­sions en « mode fic­tion » sont assez rares dans le livre. Par contre, il revient rela­ti­ve­ment sou­vent sur son mépris pour ce qui ne s’en tient pas à la stricte réa­li­té. Il y a des expres­sions comme par exemple fidèle à mon vieux dégoût pour les romans réa­listes… ou alors ce genre de men­tions qui n’ont, a prio­ri, d’autre inté­rêt que de don­ner au texte la cou­leur du roman, ce qui est assez laid. Qu’il res­sente du dégoût pour ce genre d’ouvrage, d’accord. Mais pour­quoi affir­mer que c’est laid ? En tant que lec­teur et grand ama­teur de fic­tion, je me suis sen­ti un peu insul­té, comme s’il me trai­tait de simple d’esprit, qui se contente de ce genre de livre.
      Binet écrit très bien, c’est évident. Il est très fort pour se plon­ger dans un sujet, le connaître à fond et en faire un bou­quin. Mais qu’il laisse à ses confrères auteurs la liber­té d’écrire comme ils veulent, et qu’il me lâche, moi lec­teur, avec ses pré­fé­rences per­son­nelles. Je me suis plon­gé dans son livre pour en savoir davan­tage sur le per­son­nage de ce salaud de Hey­drich, pas pour qu’on me dise que ce que je lis d’habitude est laid.

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