L’évangile de Jimmy

Jimmy est un jeune homme de trente-deux ans, piscinier de son état, qui mène une existence simple et tristounette depuis sa séparation d’avec la belle Emma, ex-femme de sa vie. Tout semble indiquer qu’il est un type comme tant d’autres, quelconque et anonyme.

Pourtant, il est le fruit d’une terrible expérience. Du sang ayant appartenu au Christ a été prélevé sur le célèbre « suaire de Turin », et utilisé pour créer un clone de Jésus. Voilà qui est Jimmy.

Le jour où il apprend ses origines marque le début d’une nouvelle existence. Pour lui et pour ceux qui l’ont fait naître et voudraient se servir de lui, une question domine : Jimmy a‑t-il hérité du charisme et de la piété de son « père » ? Possède-t-il les mêmes dons que lui, en particulier la possibilité de réaliser des miracles ?

Le pauvre garçon se retrouve aux mains du FBI, son avenir dépend du Vatican, il lit la Bible, comprend son contenu, déplore l’état du monde, manque d’être récupéré par une puissante église sectaire pseudo-religieuse et vraie pompe à fric, tente des guérisons, se fait manipuler, mystifier. Il perd totalement le contrôle de sa propre vie, et lorsqu’il pense retrouver enfin une compagne, il réalise que même dans ce domaine, on se moque de lui.

À partir d’une idée simple et pas vraiment originale (Jésus revient, un grand classique), Didier Van Cauwelaert produit une histoire qui sort de l’ordinaire. Finalement, le sujet principal du roman n’est ni Jésus, ni les clones, ni les miracles, ni la foi ou la religion. Le sujet principal, c’est le mensonge. Ce pauvre Jimmy baigne littéralement dedans. Sa naissance est un mensonge, sa vie aussi, tout ce qu’il a cru sur lui-même, ce qu’on a fait de lui, ce qu’on veut qu’il devienne, les femmes autour de lui, son passé, son présent, son avenir… tout est mensonge.

Une chose est vraie : c’est un bon bouquin, même s’il n’est pas exceptionnel.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *