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Avenue des géants — 5 commentaires

  1. Ah ! Tu es arrivé à le lire, ce livre, toi !
    Moi pas. Je n’ai pas pu dépasser la moitié. C’est à cause de la construction du livre. L’auteur fait en sorte que le lecteur sente ce qui va se passer, et on sait que ce ce qui va arriver ne sera « que du malheur ». On est sous pression, on est engagé dans un tunnel sans aucune échappatoire possible. Pour moi, c’est insupportable.
    Je peux lire des livres durs, mais à condition que ce soit comme dans la vie, c’est-à-dire que les tuiles nous tombent dessus sans prévenir. Devant un accident, un décès, une horreur quelconque, je peux réagir et passer à la suite. Dans la vie comme dans les livres. Mais passer des heures de lecture en sachant que tout est joué d’avance, qu’il n’y a aucun espoir, c’est au-dessus de mes forces…

    • J’ai beaucoup pensé à toi en lisant ce bouquin, car je me souvenais que tu avais démissionné. 🙂
      Tout l’art et toute la maîtrise de Marc Dugain sont justement dans cette façon de faire comprendre ce qui va arriver pour faire terriblement monter la tension. Ce qui se produit est inévitable, de même qu’Al Kenner ne peut rien pour lutter contre les forces qui le dominent. C’est justement ça, ce flux qui entraîne Al (et le lecteur) vers l’inéluctable qui est si magnifiquement controlé par l’auteur. Sauf la fin, comme je l’ai dit, où le lecteur est brusquement mis devant des actes commis par Al. Dommage que tu n’ai pas tenu jusque là, mais c’est probablement le pire de tout ce qu’il a fait. En lisant, on se dit qu’il s’était passé « tout ça » sous notre nez, et qu’on a rien vu, et que finalement, « tout ça », c’est bien plus atroce que tout ce qui précède !

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