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Commentaire

Le crime du comte Neville — 8 commentaires

    • Je ne suis pas vraiment l’exception. J’ai dit que mon avis est mitigé sur ce livre. Mais pas sur l’œuvre de Nothomb.
      Il y a des auteurs que j’aime beaucoup, mais il y a dans leur bibliographie des bouquins que j’apprécie moins que les autres. Par exemple, j’aime Didier Van Cauwelaert. Pourtant, j’ai trouvé Les vacances du fantôme un peu léger.
      Pour l’instant, je ne connais de Nothomb que ce livre, et il ne m’a guère satisfait. Je vais en lire deux ou trois autres. Je me prononcerai alors pour une opinion définitive. Soit ils me feront le même effet, soit je les trouverai bons.

  1. Je viens de le lire aussi (il était à la bibliothèque municipale et comme j’ai un faible pour les livres courts…)
    Oui, l’intrigue est un peu légère et les personnages dans les nuages. Mais j’ai eu plaisir à le lire tout de même. Comme un conte de fées pour adultes ou une fable. Légèreté. Une mousse au cassis… Je crois que c’est surtout la légèreté de l’écriture que j’apprécie : tout est concis, clair, pas de pesanteur, jamais une erreur de syntaxe ou de vocabulaire ; pas besoin de parler d’orthographe ou de ponctuation, c’est comme si ça n’existait pas, chez elle tout est fluide, tout glisse, rien n’arrête la lecture. Rien que pour ça : chapeau !
    Si je regardais les émissions télévisées sur les livres, peut-être serais-je arrêtée par son aspect marketing. Je n’aime d’ailleurs pas du tout la couverture du livre, laide et repousse-acheteur. Il faut croire que l’éditeur tient au look de son auteure, il veut garder l’image de marque de la petite originale d’il y a vingt ans, c’est à croire que ça fait partie du contrat qu’ils ont signé… Dans ses activités autres que la promotion de ses livres, elle se présente comme une quadragénaire pas spécialement sexy, bouille ronde et cheveu plat, mais sans doute l’éditeur trouve-t-il plus vendeuse l’apparence sophistiquée, maquillée et déguisée ! Comme elle est un bon petit soldat qui respecte ses engagements, elle fait ce que lui demande Albin Michel. Mais une idée marketing est-elle suffisante pour assurer un succès aussi durable ? J’en doute. Ce n’est pas à cause de ses chapeaux qu’elle a des lecteurs, et plutôt que de disséquer des détails extérieurs et inintéressants, je préfère m’intéresser à ce qu’elle a écrit.
    J’ai lu peu de ses livres, quelquefois admirative, quelquefois déçue. Mais j’en lirai d’autres, quand il m’en tombera sous la main, parce que j’apprécie sa patte d’écrivaine, sa petite musique. Un chapitre d’elle, sans nom d’auteur, on le reconnaîtrait certainement ; on ne peut pas en dire autant de tous les écrivains ;-))

    • Moi aussi je m’efforce de faire abstraction de côté tape-à-l’œil du personnage, le marketing, les chapeaux, les photos, etc.
      Mais même ainsi, je pense qu’une syntaxe parfaite et une légèreté dans la plume se suffisent pas à faire un roman. Il faut aussi une histoire. Et là, j’ai été déçu.
      Je me dis que ce bouquin n’est sans doute pas représentatif du travail d’Amélie Nothomb, et j’en lirai donc d’autres. Mais s’ils me font le même effet, je passerai désormais mon chemin. L’Écriture est indispensable, mais elle n’est pas suffisante.
      Il y a un auteur qui mise TOUT sur son style, c’est Claro. Quand le bouquin est bref, comme Dans la queue le venin, dont j’ai parlé sur ce site, ça reste supportable. Mais quand il s’agit d’un gros pavé comme CosmoZ, paru il y a quatre ou cinq ans, c’est très difficile. Moi, je n’en suis pas venu à bout. Pourtant, le style est époustouflant, le vocabulaire extraordinaire, le rythme endiablé. Mais l’esprit a besoin de se raccrocher à quelque chose, de suivre un fil conducteur.
      Dans Le crime du comte Neville, je n’ai pas perdu ce fil, l’histoire est bien là, mais elle fait plutôt toile de fond de la vitrine qui affiche « Que j’écris bien ! »
      Donc, je réserve mon avis définitif sur cette auteure, mais en ce qui concerne ce livre en particulier, je reste sur ma faim, surtout après le tapage qui en a été fait, et auquel il est difficile d’échapper quand on est bibliophile.

  2. J’ai pris du plaisir à lire ta critique. Si tu avais lu cet écrivain avant moi, j’aurais fait l’économie de l’achat de deux de ses livres. Si elle n’était pas issue d’une famille de châtelain très riche, son entrée chez un éditeur patenté avec pub partout n’aurait sans doute pas été aussi facile.

  3. Merci pour cette critique, ça va m’économiser une lecture (c’est dommage parce qu’un ami très cher m’avait offert ce bouquin justement), mais bon, c’est vrai que je lis rarement des romans et beaucoup plus souvent des biographies (j’aime les gens, que voulez-vous). En même temps je viens de visionner un film sur un livre d’elle « Tokyo Fiancee » tiré de Ni d’Eve ni d’Adam et c’était sympa (sans plus)… comme Stupeur et tremblement qui est le premier livre que j’ai lu d’elle et qui a été filmé sous le même nom. C’est une personne intéressante, mais inégale, comme tous les prolifiques sans doute…

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