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Commentaire

La vérité sur l’affaire Harry Quebert — 16 commentaires

    • Chers visiteurs de ce site, veuillez je vous prie excuser les interventions intempestives de cet individu. Malgré les apparences, il ne présente aucun danger. Il est toutefois conseillé de s’en tenir à distance et de ne le nourrir sous aucun prétexte. 🙂

      Non, Québert n’avait pas de Ferrari, mais une Chevrolet Monte Carlo noire, qui a un rôle important dans l’affaire qui porte son nom. (À Québert, le nom, pas la Chevrolet.)
      Ce roman a été sélectionné pour le Prix Goncourt, mais c’est Jérôme Ferrari qui l’a obtenu cette année-là, d’où les élucubrations de l’Antoine susmentionné.

  1. Si je ne mange pas, je deviens dangereux…

    Bon, je ne suis pas tombé loin, en somme : j’ai confondu Jérôme et Antoine Chevrolet.

    Pas de quoi en faire une, d’affaire, Harry.

    • MAIS TU VAS LAISSER LES AUTRES EN PLACER UNE, OUI ???
      (Note bien que je n’ai pas dit oui ou m… – pas fou, quand même)

      • Les autres veulent qu’on place leur Ferrari ?

        Je peux le faire pour une somme modique, s’ils le souhaitent.

        Ils feront une affaire.

  2. Il y a un moment que je l’ai lu, donc ce n’est plus très frais dans mon esprit, mais je me souviens avoir été déçue. Certes, c’est un roman brillant, mais qui ne tient pas ses promesses. Au début, j’ai été épatée. Ces chapitres tantôt courts, tantôt longs, ces conseils d’écriture immédiatement mis en pratique dans le bouquin, on a l’impression que l’auteur dit : « Vous allez voir ce que vous allez voir ! »
    Je suis bon public, mais je n’aime pas qu’on me prenne pour une truffe. Un roman policier, ça doit se tenir, être rigoureux, logique. Il faut que ça tombe, certes avec des rebondissements, mais que ça tombe juste. Là, il y a une recherche systématique du rebondissement, de la surprise, du coup de théâtre, mais c’est au prix d’une absence totale de vraisemblance.
    Pendant tout le début de livre, le jeune « enquêteur » et la police n’arrêtent pas de dire : « Il faudrait qu’on sache ce qui s’est passé dans la ville d’où étaient originaires Nola et son père le pasteur. Pourquoi ont-ils déménagé ? Pourquoi le pasteur a-t-il un comportement aussi bizarre ? » Mais ils ne passent pas le moindre coup de fil, ils ne vont pas voir sur place… Est-ce ainsi qu’on mène une enquête ? Bien sûr, ils bouclent l’enquête sans avoir toutes les cartes en main, désignent un coupable et se croient quittes ! Coup de théâtre : ils ont négligé des éléments importants (la mort de la mère de Nola, la maladie psychique de Nola) et il faut reprendre l’enquête… Dans la vraie vie, ça ne pourrait pas se passer comme ça. L’enquêteur assoiffé de vérité aurait fait le voyage, et le policier aurait téléphoné à ses collègues !
    Deuxième énormité : les responsables de la mort de Nola ne seront démasqués que grâce au bijou. Est-il vraisemblable qu’un jeune policier stagiaire égaré dans cette histoire de meurtre ait volé le collier de la morte (qui porte l’inscription « Nola » !) et l’ait conservé par-devers lui pendant toutes ces années ? Prendre et conserver cette pièce à conviction, c’était terriblement dangereux, c’était se désigner lui-même comme coupable ! Quel policier, même pas très malin, ferait cela ?
    Donc les deux gros coups de théâtre de ce roman sont vraiment bancals, invraisemblables, basés sur des planches pourries. Pas la peine de nous les annoncer si fièrement depuis le début, ils ne tiennent pas la route !
    C’est cela que m’a déplu : l’auteur joue les fiers-à-bras, dit : « Je vais vous montrer comment on écrit un livre, comment on dupe le lecteur, comment on le balade pendant 400 pages… » Mais la montagne auto-proclamée accouche d’une souris décevante, je trouve. J’ai lu bien des romans moins prétentieux et beaucoup plus surprenants, dans lesquels il y a de vrais coups de théâtre, soigneusement préparés avec des indices donnés de telle façon que le lecteur les lit sans comprendre leur importance future, et il est assommé lorsque la foudre tombe – inattendue, mais logique !

    • Quelle belle analyse ! Je n’avais rien vu de tout ça.

      Je n’ai pas abordé ce livre ainsi. Mon raisonnement est le suivant : les romans policiers m’ennuient, ce roman m’a intéressé, donc ce n’est pas un policier. C’est pour cela que j’ai débuté mon article par cette interrogation. Du coup, la vraissemblance et le respect de la réalité n’ont pas grande importance. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les polars m’ennuient : ils sont trop vrais. Et si tu as eu l’occasion de lire une ou deux de mes minifictions ( 😉 ), tu as constaté que la vraissemblance n’a pas beaucoup d’importance à mes yeux. Alors, je ne me suis guère occupé de savoir si c’est ainsi que l’on mène une enquête, si tout ça tient la route, si un flic réagit ainsi ou autrement, et si l’auteur me prenait pour une truffe ou pour un caramel. Je ne me suis même pas penché sur les « conseils d’écriture » d’Harry à Marcus, car je les ai trouvé trop scolaires et sans intérêt. Je me suis juste laissé porté par le rythme. Je crois que je voulais surtout découvrir, non pas qui avait tué cette pauvre gamine, mais quelle sac de nœuds tarabiscoté avait été imaginé par Joël Dicker.

      Sans même considérer l’enquête, il faut avouer que le meurtre lui-même et ce qui le précède ne tiennent pas debout ! Que de coïncidences, de hasards, de détails. Beaucoup de personnages sonnent faux, aussi.
      Par contre, le rythme m’a plu, mais il est évident que je ne garderai pas un souvenir durable de ce bouquin. J’avais déjà oublié l’histoire du collier, que tu évoques dans ton commentaire !

  3. J’ai beaucoup aimé ce livre. Je l’ai lu d’une traite, sans pouvoir m’arrêter et lorsque je l’ai fini, j’ai senti ce désespoir qui survient après la lecture d’un bouquin passionnant. C’est un mélange entre une histoire d’écrivains américains, avec le monde des éditeurs et leurs stratégies publicitaires, et l’histoire d’un meurtre. C’est vrai qu’il n’est peut-être pas « strict » et assez réaliste, comme un vrai polar, mais l’histoire est passionnante, il y a les coups de théâtre, la fin est surprenante. Bref, j’ai adoré.

    • Voilà un point important et trop souvent oublié : le chagrin lorsqu’on parvient à la fin d’un bouquin qu’on a aimé lire.
      Mais dis-toi bien que pour celui qui l’a écrit, c’est bien pire ! Il a passé des mois ou des années avec les personnages, qu’il a créé et à qui il a donné forme. Ce sont un peu ses enfants, et il doit les laisser. C’est très difficile. Je n’ai écrit qu’un seul roman, et je ne suis pas un vrai écrivain, mais quand j’ai arrêté de le fignoler jour et nuit, je me suis senti complètement déprimé.

      • Oui, j’imagine… d’autant plus que ce travail qui a pris des années, se lit en 2 jours !!! Mais oui, ce sentiment je l’ai toujours avec les livres qui me plaisent bien.

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