AccueilAuteursJean-Michel GuenassiaTrompe-la-mort

Commentaire

Trompe-la-mort — 10 commentaires

  1. Dévorer les romans de Jean-Michel Guenassia. Voilà qui revient souvent de la part de tous ses lecteurs et lectrices pour décrire l’envoutement qui nous habite quand on le lit. Personne n’y échappe. Cet auteur cause une addiction immédiate. Et peu importe d’où l’on vienne, de quelque continent que l’on soit. C’est incurable! Quand on termine un de ses livres, on espère un prochain, en silence, sans même oser le dire.

  2. Merci pour cette jolie critique qui donne encore une fois envie. À ta lecture, je me demande pourquoi ne pas le proposer dans les classes d’élèves en manque d’objectifs surtout en ces temps de questionnement sur l’avenir de « Charlie ». Qu’en penses-tu et pour quel âge?

    • Euh… là, je ne vois pas trop le rapport. Il n’est pas question dans ce bouquin de terrorisme ni d’éducation. C’est l’histoire d’un type qui passe pour un dur indestructible alors qu’il est émotivement très fragile, en quête de son passé, seule période heureuse de sa vie.

  3. Tu as lu le livre et pas moi, je me suis donc peut-être méprise sur son contenu. Je pensais à tous ces jeunes qui n’ont pas d’avenir et qui vont vers la violence pour exister. Je voulais connaître ton avis pour savoir si tu trouvais que le faire lire en classe pouvait être intéressant.

    • Non, le propos de ce livre n’est pas la violence. Si Tom se retrouve dans l’armée, ce n’est pas parce qu’il est attiré par la violence, c’est pour fuir. Sa mère est morte, et il voit son père comme un ennemi pour des raisons dont je ne peux parler ici pour ne pas dévoiler des points importants. Le jour même de ses 18 ans, il s’enfuit avec l’intention de ne plus jamais revoir son père. Le seul moyen qui s’offre à lui, c’est de s’engager. Il n’y a pas vraiment de scènes de guerre ou de violence, et quand il y en a, elles sont brèves.
      Si tu cherches un bouquin dans lequel un jeune est tellement paumé et sans avenir qu’il sombre dans la violence, lis Le chardonneret, de Donna Tart, dont j’ai parlé il y a quelques mois. Là aussi, le héros n’a plus de mère et est en conflit avec son père. Il sombre dans la délinquance et l’autodestruction (davantage que dans la violence) par manque de repères. Mais si tu veux le faire lire en classe à des ados, bon courage : il fait plus de 800 pages, et les jeunes bloquent en général bien avant la 100e !

      • Merci pour l’info. Non, je te confirme que j’avais bien compris ton propos et que je cherche plutôt un livre qui parle d’un jeune qui, malgré un avenir bouché, refuse la violence et va vers la lumière. je suis très attristée ces jours-ci par certaines réactions de « l’après-Charlie ». De proches qui pensent que de toute façon, tous ces jeunes et leurs parents sont foutus… ou à l’inverse une amie qui croit à la théorie du complot et avec qui je ne peux plus dialoguer.
        Je suis triste. J’aimerai avoir la force d’un Mandela dans ces moments-là…. Merci pour toutes ces lectures que je n’ai pas le courage de faire.

        • Alors, plus d’hésitation : lis Siddhartha, de Hermann Hesse. Le personnage principal porte le même nom que Bouddha (Siddhartha Gautama), mais il n’est pas lui. Il s’agit d’un personnage imaginaire qui cherche lui aussi la vérité suprême.
          C’est un conte philosophique, une magnifique quête initiatique. Siddhartha passe par toutes sortes d’étapes avant d’atteindre l’éveil. Bien sûr, ce n’est pas facile, la route est parsemée de pièges. Parfois, Siddhartha semble sur la bonne voie mais il réalise qu’il s’est trompé, parfois il se perd de manière évidente en tombant dans la recherche de plaisirs… C’est un magnifique petit roman qui montre parfaitement qu’il n’y a pas de bon et de mauvais chemin, tout dépend de celui qui les parcourt.
          C’est plein d’allégories, de symboles, d’images… je le relis régulièrement, c’est une leçon de paix.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *