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Commentaire

La première chose qu’on regarde — 6 commentaires

  1. Snif… oui, j’ai aussi beaucoup aimé ! Apprécié l’humour et la tendresse bordel et tout ce qui va avec. Mais bon, suis devenue une fan de Grégoire pendant l’été et j’attends juste que le prochain sorte en poche. Merci pour cette belle critique ! C’est dommage que tu puisses pas en faire ton (prochain) métier, t’es très doué !

    • Je voudrais bien, moi, être critique. Mais le bénévolat, par définition, ça ne nourrit pas son homme. Ni sa femme. À propos de femme, c’est purement personnel, mais je regrette un peu le choix de Scarlett comme actrice de service pour ce livre. C’est juste que moi, je n’apprécie ni les fortes poitrines, ni le grandes bouches à trois places. J’ai eu du mal à imaginer la gentille Jeanine développant sa belle histoire avec Arthur… avec ce physique. Bien sûr, c’est justement l’effet recherché par l’auteur, mais je n’arrivais tout simplement pas à la trouver belle.

  2. Pourtant il me semblait que les critiques littéraires n’étaient pas forcément bénévoles, quand ils travaillent pour des journaux si ?
    Rapport aux femmes, on a du mal ici aussi avec Scarlett, mais surtout parce qu’elle s’est fait refaire. On était restés sur La jeune fille à la perle, avant la chirurgie. Et pour le livre je me suis imaginé un prototype à ma convenance, donc, ça ne m’a pas trop matisée. Mais j’ai trouvé passionnant cette recherche d’identité pathétique, jusqu’à la chute fatale…

    • Dans les magazines, les critiques sont payés, oui. Mais moi, sur mon petit site…
      Grégoire Delacourt aurait pu raconter l’histoire d’un garçon comme Arthur, qui rencontre une fille moche, et qui tombe amoureux d’elle parce qu’il la voit telle qu’elle est au fond, en son cœur. Je suis sûr que ce fil conducteur a déjà été suivi par d’autres. C’est presque trop facile. Mais imaginer que la beauté de la fille soit précisément un obstacle entre eux, c’est fort. Comme un mec plein de fric qui se demande si les amis qui l’entourent sont VRAIMENT des amis, une nana qui fait la couverture des magazines doit quand même se demander si le gars qui est dans son lit est là pour elle ou pour son cul. La force de ce bouquin est justement que, petit à petit, le lecteur, comme Arthur, oublie le physique de Jeanine/Scarlett pour ne voir qu’une jeune femme qui a désespérément besoin d’être aimée et de partager tout ce qu’elle a en elle. Quant à la chute… certains n’aimeront pas, d’autres ne comprendront pas, mais tous auront les larmes aux yeux, je pense.

  3. J’aime beaucoup Grégoire Delacourt et j’avoue le suivre depuis presque le début. Je l’ai même vu au Salon du Livre l’année dernière et je me suis fait dédicacer le livre !! Il est très gentil et accessible. Il a une petite musique bien à lui et il nous emmène sur sa barque le long de nos gouffres du manque à vivre… Jamais dans la démesure et le grandiloquent, tout en délicatesse. C’est ça que j’aime !

    Bravo pour cette belle critique. Je rejoins Christina.

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