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Étranges rivages — 4 commentaires

  1. J’aime bien les livres d’Arnaldur Indridason. La lenteur, la patience, l’obstination, les cercles décrits autour du problème, et finalement tout se met en place. J’aime bien aussi l’évolution, livre après livre, de l’enquêteur (Erlendur) et de ses collègues (Sigurdur Oli et Elinborg) ; il y a aussi les enfants d’Erlendur qui traversent les histoires. Chacun a ses problèmes personnels, sa façon de vivre, ses failles, et leurs relations avancent parallèlement aux enquêtes. Quelquefois, Erlendur est quasi absent de l’histoire, et c’est l’un ou l’autre de ses collègues qui prend en charge l’enquête, et on le découvre mieux. De « La Cité des jarres » à « Étranges rivages », chacun des personnages récurrents a évolué. Erlendur s’est toujours montré très sensible aux histoires de disparition et au fil des livres, on découvre pourquoi, jusqu’au dernier où il se trouve confronté aux traces de son petit frère.
    J’ai commencé par des livres récents (« Hiver arctique », « Hypothermie », « La Rivière noire », « La muraille de lave ») et je suis remontée ensuite à de plus anciens (« La Cité des jarres », « La Femme en vert »). Il m’en reste quelques uns à découvrir…
    Je viens de lire « Le Livre du roi », qui n’est pas dans le même cycle (je veux dire : l’ensemble des enquêtes d’Erlendur et de ses collègues). C’est un thriller autour des manuscrits islandais anciens ; j’ai moins aimé.
    Pour ce qui est des noms de lieux et de personnes, c’est vrai que c’est un peu déroutant au début. J’ai tout de même repéré que ce qui est important, c’est le prénom : Erlendur, Sigurdur Oli, Elinborg. Ensuite vient le prénom du père suivi de « son » pour un homme ou « dottir » pour une femme. Une femme pourra s’appeler, par exemple : Anna Jonasdottir (= Anna, fille de Jonas) et un homme : Gaukur Trandilsson (Gaukur, fils de Trandil). Sans garantie, je ne suis pas une spécialiste ! Remarque que ces noms bizarres à nos oreilles contribuent à « créer l’ambiance », tout comme les notations concernant la température et le temps qu’il fait, la luminosité, l’évocation des paysages… Les livres d’Arnaldur Indridason, c’est un dépaysement garanti !

    • Oui, pour s’adresser à un Islandais, on utilise toujours le prénom, même si on s’adresse à son boss ou à un ministre. Mais ces gens-là ont apparemment un grand sens de la généalogie, car en lieu et place de notre nom de famille, ils ont un « fils (ou fille) de Untel ». Si le père d’Éric s’appelait Olaf, il sera Éric Olafson. Et son fils à lui sera par exemple Anders Éricson. Le suivant sera Andersson, etc. On a l’impression d’être tombé dans Le seigneur des anneaux, avec Aragorn fils d’Arathorn ou Denethor fils d’Ecthelion. D’ailleurs, Tolkien a été très influencé par les légendes nordiques.
      Pour en revenir à ce roman, ce qui m’a plu le plus, c’est l’ambiance, et surtout la manière de la tisser.

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