AccueilAuteursJean-Louis FournierLa servante du Seigneur

Commentaire

La servante du Seigneur — 3 commentaires

  1. Je ne voulais ni acheter ce livre ni le lire par les échos que j’en avais entendus et vous me confirmez dans ma décision. Merci

  2. Jusqu’à maintenant, j’ai vraiment apprécié tous les livres de Jean-Louis Fournier que j’ai lus, ceux qui concernent son enfance, ses enfants, sa femme, et d’autres, comme « Roulez jeunesse » (code de la route). J’aime son humour noir, son art de la litote et son bon sens.
    Je n’ai pas lu « La servante du Seigneur » ; il est possible que sur ce sujet sensible, Fournier déborde, mais je lirai tout de même cet ouvrage (déjà, ce que j’aime bien chez lui, c’est qu’il fait court ! On ne passe pas dix heures sur chaque livre !). Un père qui perd sa fille (apparemment, c’est ce qui se passe, elle a pris un chemin incompréhensible pour lui et il en souffre), si c’est Fournier qui en parle, je demande à lire.
    Ça me fait penser à quelque chose. Victor Hugo, dans « Les Misérables », au moment où, pour échapper à Javert et « planquer » la petite Cosette, Jean Valjean devient jardinier dans un couvent… Il a de longues pages pour critiquer ce qu’il ne comprend pas : le fait que des filles aussi belles qu’intelligentes puissent s’enfermer dans des couvents et devenir à ses yeux parfaitement inutiles. Hugo le faisait avec lyrisme, Fournier doit le faire avec sa causticité habituelle…

    • Tu ne regretteras pas cette lecture, Marie-Jeanne. Moi aussi, je me précipite sur tout ce que Fournier écrit.
      J’ai quand même l’impression que dans ce bouquin-là, s’il prend souvent le lecteur à témoin de la « dérive » de sa fille, il oublie aussi parfois sa présence. C’est un peu comme s’il parlait tout seul, sans se rendre compte que des gens l’écoutent.
      Je l’ai senti un peu « au bout ». Dans Où on va, papa ? il cachait sa souffrance derrière l’humour, sans omettre de faire passer le message principal : la terrible situation qu’il vivait. Ici, on sent qu’il joue sa dernière carte. Plus d’enfants (à part Marie), plus de compagne, plus d’espoirs. Ceux qu’il avait mis dans sa fille ont coulé. Il y a toujours l’humour, mais il a du mal à passer. Ne reste que l’expression de la douleur, qui prend par moment des allures d’autocompassion.

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