Milarepa

MilarepaUn roman court, vraiment très court, premier tome du “cycle de l’invisible”, dans lequel Éric-Emmanuel Schmitt traite des religions.

Milarepa a réellement vécu aux XIe et XIIe siècles et il a servi de modèle pour ce livre. Pour se venger de son oncle et de sa tante qui lui ont volé ses biens, il a tout d’abord étudié la magie noire et l’a utilisée contre eux. Réalisant son erreur, il a ensuite cherché l’apaisement et l’enseignement, jusqu’à devenir un maître du bouddhisme tibétain.

Dans le roman, à notre époque, à force de faire le même rêve, Simon comprend qu’il est la réincarnation de l’oncle de Milarepa, empli de haine à l’égard de son neveu et terriblement attaché aux possessions matérielles et terrestres. Il revit inlassablement sa vie, qu’il est condamné à raconter cent mille fois avant de pouvoir enfin trouver le repos et la quiétude dans l’au-delà. Alors, il raconte, en espérant que cette fois-là sera la cent millième.

Ce livre est extrêmement bref, mais il est dense. Il est écrit à la première personne, mais ce “je” est parfois Simon, parfois Milarepa et parfois Svastika, l’oncle, de sorte que le lecteur doit rester attentif pour ne par perdre le fil.

J’avoue avoir été un peu déçu par cette histoire parfois un peu confuse, mais c’est sans doute parce que j’en attendais beaucoup plus. À lire cet auteur, on finit par devenir très exigeant !

2 réflexions sur « Milarepa »

  1. Je n’ai pas lu celui-ci d’ Emmanuel Schmit, mais j’ai tellement apprécié ceux que j’ai lus que je comprends la déception que tu as ressentie si ce cycle de l’invisible n’est pas aussi clair et tendre que les autres.

    • C’est le premier du cycle. Lorsqu’E.E.Schmit l’a écrit, il ne savait pas qu’il y en aurait cinq autres. Il ne s’agissait que d’une longue nouvelle, ce qui explique peut-être qu’elle soit un peu décalée et d’un style diférent.

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