La trace de l’ange

TraceAngeJ’aime beaucoup les ambiances que Stefano Benni tisse en quelques pages. Des ambiances décalées, oniriques et souvent agrémentées d’humour. Alors, je me suis jeté sur ce petit bouquin dès que sa traduction a été disponible.

Mais cette fois, je n’ai pas accroché du tout.

Pourtant, le thème est alléchant : Le petit Morphée, huit ans, reçoit accidentellement un gros choc à la tête. Commotion cérébrale, diagnostic, traitement, autre diagnostic, autre traitement, épilepsie, médicaments, chambre 412 de l’hôpital… À mesure que Morphée grandit, devient un jeune homme, un adulte, puis un père de famille, il est suivi par le corps médical. Le bouquin se prétend une dénonciation de l’industrie pharmaceutique, la troisième après les armes et le pétrole selon l’auteur.

Malheureusement, ce schéma simple est perturbé par la présence d’anges, et le lecteur est en droit de se demander ce qu’ils viennent faire dans cette galère. De quel côté sont-ils ? Même cela est confus, tant ces personnages sont ambigus. Alors qu’ils devaient contribuer à faire de ce récit une fable, ils le transforment en labyrinthe complexe.

J’avoue sans honte que je n’ai pas compris grand-chose au propos, ni à la morale s’il y en a une.

2 réflexions sur « La trace de l’ange »

  1. J’ai décidé de trouver le livre en italien; peut-être y découvre-t-on un petit “quelque chose” impossible à traduire en français, ce qui rendrait le récit moins ténébreux! A bientôt mes modestes considérations… Bien à toi. M.

    • Chère Michèle, c’est une bonne idée, si tu parles italien. J’avoue que je n’avais pas trop la tête à la lecture au moment où je me suis plongé dans ce livre, c’est peut-être en partie l’origine de ma déception.

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