La voleuse de livres

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Janvier 1939. La petite Allemande Liesel Meminger, dix ans au début de l’histoire, vit avec sa famille adoptive dans les environs de Munich. Le roman nous montre combien la guerre a été également terrible outre-Rhin. La famine, les privations, les menaces, les bombardements…

Pour tromper sa peur, Liesel lit. Bien sûr, elle n’a pas les moyens d’acheter des livres, alors, de temps en temps, elle en dérobe un. À mesure que passent les années de guerre, elle grandit, apprend la vie, la survie, l’amitié, et les vraies valeurs humaines. Une relation très chaleureuse se développe entre elle et Max, le Juif que ses parents cachent dans le sous-sol.

Les juifs… conduits à Dachau, ils traversent le village :

Lorsque les prisonniers arrivèrent, le bruit de leurs pas palpita sur le revêtement de la chaussée. Dans leurs crânes affamés, leurs yeux étaient immenses. Et la crasse. Ils étaient dans une gangue de crasse. Les mains des soldats les poussaient et ils titubaient en une brève accélération forcée avant de reprendre lentement leur marche sous-alimentée. (…)

Ils avaient des étoiles de David plaquées sur leur chemise et le malheur était attaché à eux comme s’il leur était attribué. « N’oubliez pas votre malheur… » Parfois, il s’enroulait autour d’eux comme une plante grimpante.

Le narrateur, c’est la Mort, omniprésente. La plupart du temps, elle raconte normalement, comme n’importe quelle “voix off”. Mais de temps en temps, elle emploie la première personne, en général pour dire son désarroi et sa désapprobation devant tant de souffrance. Parfois aussi, elle s’exprime par de brefs encarts apportant une précision, et là, le ton peut faire sourire. Car malgré tout, l’humour n’est pas absent de ces pages, perdu au milieu des drames.

Markus Zusak nous propose un livre magnifique, tendre, plein d’espoir, qui mettra les larmes aux yeux de n’importe quel lecteur, et qui a reçu le prix Millepages Jeunesse.

Message personnel : Un immense merci à Céline, qui m’a conseillé ce bouquin si émouvant.

3 réflexions sur « La voleuse de livres »

  1. Confiance totale, autant dans l’ auteur que dans le premier lecteur averti, l’ami Claude. J’ai hâte de lire ce beau roman, que je viens de commander.

  2. Je l’ai lu et ne l’ai pas oublié. C’est un livre effectivement tendre et plein d’espoir. Merci de le recommander à ceux qui n’ont pas encore eu la chance de le lire.

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