Minifiction #184

Les fruits défendus


Une petite histoire à mettre entre toute les mains. Même les enfants ? Mais oui…

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Furie divine

FurieDivineInquiétant, ce bouquin qui parle de l’Islam et de la radicalisation. Pourtant, sur bien des points, il apportera les lumières de la connaissance à plus d’un lecteur occidental.

Une précision est nécessaire. L’ordre de parution des livres de José Rodrigues Dos Santos au Portugal et l’ordre de leurs traductions en français n’est pas le même. Bien que ce livre soit arrivé chez nous cette année, il date de 2009. Il y est question d’Al-Quaïda et d’un certain Ben Laden, deux noms qui font déjà partie du passé. Mais même si la menace a changé de nom, elle n’est guère différente. Nous constatons que certaines prévisions faites par l’auteur il y a sept ans se sont hélas réalisées, ce qui n’est pas fait pour nous rassurer quand on lit les autres.

L’Occident va effectivement faire l’objet d’une attaque à l’arme nucléaire. La seule question est de savoir quand.

Le lecteur retrouve l’historien Tomás Noronha dans le rôle du personnage principal. Ceux qui ont lu d’autres bouquins de la série et qui s’attendent à des énigmes scientifiques et symboliques vont être déçus. Il y a bien enquête, mais finalement assez peu de suspense. À vrai dire, le récit est un peu léger et la chute prévisible. L’intérêt du livre est ailleurs…

Parallèlement aux recherches effectuées par Tomás, nous remontons le temps et suivons le parcours d’Ahmed. Au début de la narration, c’est un gamin égyptien très croyant et très désireux de devenir un bon musulman, de s’attirer les faveurs de son dieu Allah. Petit à petit, de frustrations en violences, de mauvaises fréquentations en malencontreux hasards, il se change en un trentenaire extrémiste, qui prend au pied de la lettre le texte du Coran et accepte de commettre un attentat-suicide.

Il est à la fois passionnant et terrible de voir la transformation de ce gosse pathétique et attachant en assassin fanatique, et de se dire qu’en ce moment même, c’est en train de se produire, dans la réalité, avec d’autres mômes sans doute tout aussi sympathiques.

Lors de dialogues avec ses employeurs, Tomás apprend (et le lecteur également) qu’il est relativement facile de fabriquer une bombe atomique en quelques heures. Le plus compliqué est de se procurer de l’uranium enrichi. L’ex-URSS en possède de bonnes quantités, mais plus personne ne sait combien ni où. Et avec le degré de pauvreté et de corruption qui règne là-bas, disposer de quelques kilos n’est qu’une question de fric. En réponse, Tomás explique comment et pourquoi l’Islam est devenu ce qu’il est, souvent mal compris par ses propres fidèles.

Mais les échanges les plus intéressants sont ceux qui ont lieu entre Ahmed et ceux qui l’influencent si négativement. On y voit en direct cette approche au premier degré des Écritures, l’absence de toute interprétation et de toute critique. Ce qui en découle, c’est la violence, l’intransigeance, et cette volonté terrible d’imposer une religion par quelque moyen que ce soit.

Sans doute suscité par les attentats du 11 septembre 2001, ce livre est éclairé par tout ce qui s’est passé depuis (Charlie-Hebdo, Bataclan, Nice…) confirmant dramatiquement son propos.

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Minifiction #183

Le poireau


J'ai changé pas mal de choses, mais c'est inspiré, de loin, d'un fait divers réel. Y en a, des dingues !

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Minifiction #182

Le gang des paillassons


Tout se dérobe, de nos jours. Mais les motivations des voleurs peuvent parfois être déconcertantes.

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Maman, je t’adore

MamanAdoreSelon l’inspiration de celui qui s’adresse à elle, on l’appelle Grenouille, Petite Étoile, Feu Follet, ou autre chose encore. On ne connaîtra pas son vrai nom, elle a neuf ans, et elle est la narratrice de ce court roman.

La Sauterelle et sa mère, Mama Girl, quittent leur province américaine pour New York. Mama Girl est actrice, elle n’a joué que dans des stupidités télévisées, mais elle veut faire du théâtre, devenir célèbre et si possible riche. Donc, direction New York.

Depuis le divorce, Papa Boy et le petit Peter Bolivia Agriculture (c’est un surnom) vivent à Paris. Mama Girl contacte quelques producteurs, toutefois c’est lorsqu’il entend au téléphone la voix de la Grenouille que l’un d’eux propose un rôle… mais un rôle de petite fille, à Feu Follet. Du coup, l’auteur récrit entièrement la pièce afin que Mama Girl ait une place.

Et c’est parti pour les répétitions, le choix des décors, la mise en scène, la musique, les premières représentations, les critiques, les espoirs, le trac…

Tout est dans le ton. Une petite fille qui raconte, c’est déjà bien. Mais quand c’est William Saroyan qui tient la plume, ça prend la forme d’un régal. Le langage crée une ambiance très particulière, une complicité entre la Sauterelle et sa mère. Qans certaines situations, elles deviennent même amies ou sœurs si cela leur convient.

Le ton est drôle, et si l’histoire ne présente finalement pas grand intérêt, on passe un très bon moment avec ces pages.

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Minifiction #181

La voleuse de givre


Dans certaines situations, il faut rester banal et ne pas attirer l'attention. Être insoupçonnable.

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Minifiction #180

La copine à mon copain


La copine d'un copain, c'est sacré. On touche pas. On regarde pas. On n'y pense même pas…

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Le livre des choses étranges et nouvelles

LivreChosesÉtrangesÇa se passe dans le futur (relativement proche), il y a une planète lointaine et des extraterrestres. Une puissante organisation mondiale, l’USIC, exploite, on ne sait trop comment ni pourquoi, les ressources d’une planète nommée Oasis. Le climat y est de type tropical et étouffant, les formes de vie sont rares, les pluies fréquentes, la base occupée par des scientifiques est toute petite dans cet immense désert spongieux… et surtout, il y a les autochtones.

Les Oasiens sont humanoïdes, mais n’ont pas vraiment de visage, ils parlent une langue à structure simple et prononciation ardue, toutefois ils ont appris suffisamment d’anglais pour que la communication soit possible sans trop de difficultés. Il y a quelques sonorités qui leur posent des problèmes d’élocution, elles sont retranscrites dans le roman par des symboles graphiques particuliers. Bien sûr, leur culture, leur sociologie et leur façon de concevoir les choses de la vie n’ont rien à voir avec les nôtres.

Pour une raison incompréhensible, l’USIC décide d’envoyer sur Oasis un missionnaire. C’est un jeune pasteur anglais ancien toxicomane, Peter Leigh, qui est choisi pour cette fonction. Bien qu’il soit marié à Beatrice, il est très enthousiaste à l’idée de tout laisser et de partir sur cette planète. C’est lui qui est au centre de l’histoire, le lecteur va le suivre dans ses moindres gestes.

Très vite, Peter se rend compte que les Oasiens ont déjà entendu parler de la Bible, qu’ils appellent « le livre des choses étranges et nouvelles », car un autre prédicateur a précédé Peter sur cette planète. Qu’est-il devenu ? Pourquoi a-t-il brusquement quitté la cité oasienne ? Et que se passe-t-il pendant ce temps sur Terre, où les conditions sociales s’écroulent et où l’existence se fait dramatiquement dure ?

Peter et Bea, qui vivent une relation fusionnelle depuis longtemps, sont pour la première fois séparés. Les préoccupations de l’un s’éloignent à des années-lumière de celles de l’autre. Car, si pour Peter tout est apparemment facile (ne serait-ce pas un piège ?), tant les oasiens sont demandeurs de Saintes Écritures (mais pourquoi ?), Bea, qui est enceinte, subit pendant ce temps une descente aux enfers.

Le rythme du récit est lent, très lent. Michel Faber prend vraiment son temps pour décrire les situations et pour laisser l’ambiance s’installer. Le lecteur a ainsi la possibilité de se plonger dans l’histoire et dans l’intrigue principale, laquelle est agrémentée de plusieurs intrigues secondaires. Peter et Bea sont sympathiques bien que portés par une sorte de naïveté. Pour eux, Dieu est partout, tout ce qui se produit est Sa volonté (avec majuscule dans le texte). Il suffit de Le prier pour trouver la solution à n’importe quel problème, même très complexe. Sauf que cette façon d’appréhender le monde devient très difficile pour la jeune femme lorsqu’elle se retrouve complètement seule (lâchement abandonnée par Peter ?) dans des circonstances vraiment dramatiques et graves.

L’idée est originale et l’écriture parfaite. Les personnages manquent parfois de consistance et il y a quelques longueurs quelque peu soporifiques par moment, mais l’ensemble se lit très bien.

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Minifiction #179

Bouton rouge


Fais ce que tu veux, mais surtout, tu ne dois pas presser le bouton rouge !

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Minifiction #178

Échecs et stigmates


Il vient un moment, dans la vie, où il faut TOUT remettre en question sous peine de se perdre soi-même.

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